Pikmin 4 – Test de Pikmin 4 – Le jeu qu’il nous fallait pour l’été


Quasiment dix ans jour pour jour après le troisième épisode, la licence Pikmin fait son retour sur consoles Nintendo et est bien décidée à apporter de la fraîcheur en cet été caniculaire.

Dix ans qu’on avait pas eu un nouvel épisode de Pikmin. C’est beaucoup dans l’histoire d’une franchise qui fut l’un des fers de lance du GameCube à son lancement en Europe. Mais pour Nintendo, ce n’est qu’une courte promenade de santé et pour son créateur, Shigeru Miyamoto, c’est aussi un moyen de la renouveler suffisamment pour trouver ce qui peut suffisamment changer la forme comme le fond. Le concept, lui, reste cependant inchangé : on incarne toujours un explorateur se crashant lamentablement sur une planète inconnue, qui fait la rencontre de petites créatures nommées Pikmin et dont la couleur permet de connaître les facultés. Les Pikmin rouges, plutôt polyvalents, peuvent aller dans le feu, les jaunes, dans l’électricité, les bleus, dans l’eau, les violets peuvent porter des charges lourdes, les noirs peuvent détruire des éléments du décor, les roses ont des ailes et les blancs résistent au poison (et peuvent en envoyer).

 

NSwitch_Pikmin4_11.jpg
NSwitch_Pikmin4_30.jpg

 

Parmi les nouveautés notables, on note ainsi la présence des Pikmin de glace, qui, comme leur nom l’indique, peuvent geler les créatures ennemies et les points d’eau pour outrepasser un obstacle, et, surtout, des Pikmin luisants, qui portent à eux seuls une part considérable du renouvellement du gameplay de la saga. En effet, ces derniers luisent dans le noir et peuvent même étourdir les ennemis. Une fois débloqués, il n’est donc plus obligatoire de laisser passer la nuit et vous pouvez même explorer des grottes très sombres. Attention cependant, car en pleine nuit, les ennemis sont plus redoutables et vous ne pouvez faire qu’avec les Pikmin luisants. Régulièrement, le jeu vous met à l’épreuve avec des éléments de Tower Defense pour éviter que les créatures ne détruisent vos nids. Mine de rien, c’est une petite révolution qui apporte une réelle fraîcheur, le gameplay restant forcément inchangé : pour créer de nouveaux Pikmin, il faut toujours explorer et récupérer des éléments qui permettent à l’oignon de rejeter dans la nature de nouvelles pousses, vous permettant de fait d’éviter le game over si vous arrivez à zéro. On ne retrouve pas non plus la limite de temps du premier épisode, ce qui offre une épopée plus chill qu’il n’y paraît.

 

Voir aussi  Tarisland - Le compositeur Russell Brower signe la musique du MMORPG Tarisland

À ces Pikmin inédits s’ajoute Otchin, qui n’est autre qu’un petit chien adorable, qui dispose de diverses fonctionnalités. D’un côté, il peut être envoyé sur un élément du décor ou un ennemi pour lui faire du mal, mais il peut également transporter votre petite troupe pour passer certains obstacles, comme un cours d’eau. Lui aussi apporte un petit plus à un gameplay éprouvé, sans révolutionner foncièrement la formule.

 

NSwitch_Pikmin4_08.jpg
NSwitch_Pikmin4_26.jpg

 

Par petite touche, Nintendo fait donc évoluer sa licence sans bousculer les habitudes, mais le voulions-nous vraiment ? À dire vrai, moi qui aime m’y promener régulièrement, je n’ai pas ressenti de lassitude dans ce quatrième épisode. Pikmin 4 est un plaisir de tous les instants, et son mode coopératif, calqué sur celui du troisième épisode, permet de se faire aider – bien que la difficulté ne soit pas particulièrement élevée.

 

L’exploration est la grande force de Pikmin 4 avec ses grottes et ses créatures, dont des boss qui offrent un défi notable et diversifié. Les complétionnistes auront de quoi faire avec les nombreux trésors à découvrir, parfois bien cachés, comme un Game Boy Advance SP ou un petit canard en plastique. Visuellement, le jeu profite aussi de sa disponibilité unique sur Switch, alors que Pikmin 3 n’était qu’un portage de la WiiU. On constate ainsi une redoutable tenue de route du framerate, capé à 30 FPS. Pour un titre utilisant l’Unreal Engine, il y a de quoi être heureux, notamment après les difficultés rencontrées dans Yoshi‘s Crafted World. Si la résolution dynamique, plus proche des 900p en mode TV et des 600p en mode Portable chagrine un peu, force est de constater qu’on ne s’en aperçoit qu’à peine. Nintendo a en effet eu la bonne idée d’intégrer un anti-aliasing bienvenu, présent toutefois uniquement sur les éléments au premier et au second plan.

 

NSwitch_Pikmin4_21.jpg
NSwitch_Pikmin4_36.jpg

Voir aussi  Riz cantonnais

 

Il n’y a pas que Baldurs Gate 3 dans la vie. Pikmin 4 montre avec ses nombreuses nouveautés qu’il est le parfait jeu estival pour sa Switch. Agréable aussi bien en mode TV qu’en nomade, d’une stabilité exemplaire, le quatrième opus de la saga de Shigeru Miyamoto s’en sort avec les honneurs, et c’est finalement ce qu’on attendait de lui.

Test réalisé sur Nintendo Switch par Oyoel à partir d’une version fournie par l’éditeur.



Source link

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *