L’Inde connaît la pire épidémie d’amputations du monde

Lorsque D. Raghavendra, 34 ans, est victime d’un accident de la route sur son deux-roues dans une petite ville du sud de l’Inde, il est transporté d’urgence à l’hôpital public, commence Scroll.
Là-bas, aucun médecin n’est capable de le soigner. Il est alors conduit dans un autre hôpital, à près de 100 kilomètres de là. Une fois sur place, il découvre que là non plus, il n’y a pas de médecin en mesure de l’aider. Il est donc envoyé à Bangalore, la capitale de l’État du Karnataka (dans le sud de l’Inde).
“Raghavendra est arrivé à Bangalore à 6 heures du matin le lendemain de son accident, [survenu en début de soirée]”, poursuit le site d’information indien. Il se rappelle avoir perdu du sang durant tout le trajet.
Deux millions d’amputations en 2019
Les médecins effectuent divers examens médicaux. Vingt-quatre heures plus tard, “ils m’ont amputé”, raconte D. Raghavendra. “Ils ont dit qu’il n’y avait plus de circulation sanguine dans ma jambe et qu’ils ne pouvaient pas la sauver. Parfois, je me dis que si j’avais eu de l’argent pour me rendre dans un hôpital privé, je n’aurais peut-être pas perdu ma jambe”, ressasse-t-il.
L’Inde a connu 2 millions d’amputations en 2019. Selon une étude qui porte sur 204 pays, l’Inde est la championn