Sur le forum r/collapse, l’effondrement, c’est maintenant
Le risque de guerre nucléaire, le génocide à Gaza, ChatGPT qui met à mal nos capacités cognitives, le énième record de chaleur cet été. Chaque journée qui passe charrie son lot d’invraisemblables horreurs. Fut un temps où quelques semaines séparaient deux catastrophes. Dans le meilleur des cas, aujourd’hui, l’intervalle est de quelques heures…
Pour beaucoup, la seule solution sensée est tout bonnement d’arrêter de suivre l’actualité – un conseil fréquemment donné par les thérapeutes, les livres de développement personnel et même une certaine presse.
Chute libre
Seulement voilà, faire l’autruche en attendant le jour où l’apocalypse toquera à la porte n’est pas forcément l’attitude la plus tranquillisante, ni la plus morale au demeurant. Dans une communauté [du réseau social] Reddit très fréquentée baptisée “r/collapse”, les abonnés tentent de regarder en face l’effondrement de la civilisation. Pour les quelque 500 000 membres de ce forum, dont beaucoup se sont abonnés dans le sillage de la pandémie de Covid-19 et des deux investitures de Donald Trump, la trajectoire de notre civilisation prend de plus en plus l’allure d’une chute libre.
Au mois de juin, r/collapse s’intéressait par exemple au conflit entre l’Iran et Israël tout comme au “thermomètre mouillé” (un nouveau type de v
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L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui compte dans ses rangs certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. De centre gauche, proeuropéen, The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes.
Contrairement aux autres quotidiens de référence britanniques, le journal a fait le choix d’un site en accès libre. Il est passé au format tabloïd en 2018. Cette décision s’inscrivait dans une logique de réduction des coûts, alors que The Guardian perdait de l’argent sans discontinuer depuis vingt ans. Une stratégie payante : en mai 2019, la directrice de la rédaction, Katharine Viner, a annoncé que le journal était bénéficiaire, une première depuis 1998.
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