Night Crows – WeMade lance la version internationale de son MMORPG play-to-earn Night Crows


Un peu moins d’un an après son lancement en Corée du Sud, Night Crows est officiellement lancé mondialement, en anglais et avec un serveur occidental. Le jeu propose surtout son modèle play-to-earn adossé à la blockchain. 

Night Crows

Depuis maintenant quelques années, WeMade fait le pari du jeu en ligne « play-to-earn » avec sa plateforme WeMix : elle réunit quelques dizaines de jeux dont le modèle économique est adossé à la blockchain et promet aux joueurs la possibilité de monétiser les contenus issus de mondes virtuels, en achetant et vendant des objets ou des personnages contre des crypto-actifs.

Point d’orgue de la plateforme, le MMORPG Night Crows a été lancé en avril de l’année dernière en Corée du Sud et selon le studio, le jeu aurait généré une activité économique de 200 milliards de wons au cours de ses sept premiers mois d’exploitation (de l’ordre de 140 millions d’euros). Si pour l’instant cette activité économique se traduit peu dans les comptes trimestriels de WeMade (qui accuse des pertes régulièrement), le groupe persévère et donne le coup d’envoi aujourd’hui de l’exploitation mondiale de Night Crows, sur PC et plateformes mobiles. Le client de jeu est disponible sur le site officiel.

Plusieurs groupes de serveurs pour accueillir les joueurs

À compter de ce matin, le MMORPG est officiellement disponible dans 170 pays et traduit en plusieurs langues, dont l’anglais. Pour l’occasion, WeMade est déployé initialement huit « groupes de serveurs », à raison de trois serveurs par groupe, pour un total de 24 serveurs – le jeu repose notamment sur des activités cross-serveurs permettant aux joueurs d’un même « groupe de serveurs » de jouer ensemble ou de s’affronter lors des événements de grande envergure.

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Sur les huit groupes de serveurs, six sont basés en Asie, un Amérique du Sud et le huitième est dédié aux joueurs européens et nord-américains (NAEU101). De nouveaux serveurs sont régulièrement ouverts au gré de l’afflux des nouveaux joueurs – quelques heures après l’ouverture des premiers serveurs, deux serveurs asiatiques supplémentaires ont été ouverts, ainsi qu’un second serveur sud-américain.

Un modèle play-to-earn

Au-delà des mécaniques ludiques de Night Crows, qui promettent rejouer les grands affrontements de l’Europe médiévale, le jeu suscite de la curiosité du fait de son modèle économique. Pour mémoire, Night Crows intègre une monnaie dans le jeu (les diamants) et plusieurs « tokens » qui doivent assurer la stabilité économique du jeu et de la plateforme WeMix.

Tour des Epreuves

Le cœur du modèle repose néanmoins sur la possibilité de convertir les Diamants en Crow$, une devise utilisable sur WeMix et elle-même convertible en WeMix$, la monnaie générale utilisée sur la plateforme de WeMade qui peut être échangée contre d’autres crypto-actifs (comme l’Etherium). Le mécanisme de conversion fonctionne également en sens inverse, permettant d’injecter des crypto-actifs sur WeMix pour les convertir en WeMix$, puis en Crow$ et enfin en Diamant à utiliser en jeu. Le développeur vante également le fait que les acquis obtenus en jeu sont susceptibles d’être monétisés : les objets ou les personnages peuvent être convertis en NFT et proposés à la vente sur la plateforme WeMix dans une sorte d’hôtel des ventes en crypto-actifs.

Evidemment, si la plateforme fonctionne sur la promesse de faire fortune en vendant les contenus issus du jeu, il faut aussi que des joueurs achètent et donc investissent leurs propres crypto-actifs dans la plateforme – notamment pour équiper leurs personnages en objets et faire en sorte qu’ils soient suffisamment puissants pour affronter les bosses qui permettront d’obtenir les objets rares qu’on pourra alors à son tour mettre en vente. À chacun d’évaluer le risque financier de l’opération et le potentiel retour sur investissement qu’on peut en espérer – il faudra vraisemblablement prendre en compte le temps de jeu qu’on peut y consacrer pour progresser en jeu, mais aussi la popularité du jeu à long terme (si les serveurs se vident, l’activité économique réelle / in-game pourrait significativement se tarir), voire du risque de fermeture pure et simple du jeu et donc de son économie in-game. On le sait : les promesses n’engagent que ceux qui y croient. 

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