Menacé de submersion, un village de Saint-Pierre-et-Miquelon doit déménager


Franck Detcheverry, le maire de Miquelon, âgé de 41 ans, grimpe jusqu’au sommet d’une colline verdoyante. “La vue est pas mal, non ?” À 40 mètres en contrebas, l’océan scintille. Le son d’une cornemuse nous parvient du rivage, comme si le musicien donnait une sérénade à la mer. C’est sur cette colline qu’il habitera, ainsi que tous les autres Miquelonnais.

Au loin, on aperçoit à moins de 1 kilomètre les quelques centaines de constructions qui forment le village de Miquelon, à 2 mètres seulement au-dessus du niveau de la mer dans l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon. Cette collectivité d’outre-mer, située au sud de la province canadienne de Terre-Neuve, est la dernière présence française en Amérique du Nord. C’est l’un de ces endroits où les gens ne verrouillent pas leur voiture pendant qu’ils font des courses et où tout le monde se dit bonjour dans la rue.

Il y a une dizaine d’années, un événement a changé le cap de l’île. En 2014, François Hollande a été le premier chef d’État français à venir à Miquelon, et, lors de cette visite, il a asséné un choc à sa population d’environ 600 personnes lorsqu’il a déclaré que Miquelon risquait de disparaître dans peu de temps à cause de la montée des eaux, qui est estimée à 1 mètre d’ici à 2100. Il a ensuite placé le village sous le régim

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Source de l’article

The Guardian (Londres)

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L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui compte dans ses rangs certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. De centre gauche, proeuropéen, The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes.

Contrairement aux autres quotidiens de référence britanniques, le journal a fait le choix d’un site en accès libre. Il est passé au format tabloïd en 2018. Cette décision s’inscrivait dans une logique de réduction des coûts, alors que The Guardian perdait de l’argent sans discontinuer depuis vingt ans. Une stratégie payante : en mai 2019, la directrice de la rédaction, Katharine Viner, a annoncé que le journal était bénéficiaire, une première depuis 1998.

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