Les “safe rooms” israéliennes mises à rude épreuve par les frappes iraniennes



Israël, c’est évident, n’est pas un pays comme les autres. Toujours sous la menace d’un conflit, l’État hébreu doit penser à sa défense. Celle-ci passe par des systèmes évolués comme le “Dôme de fer” (conçu pour intercepter les missiles), par exemple, mais aussi, plus modestement, par la présence répandue d’abris. Et ce jusque dans les appartements.

“En 1991, après la guerre du Golfe, des réglementations ont été publiées, contextualise Ha’Aretz. Celles-ci exigeaient la présence d’un espace protégé dans chaque unité résidentielle ou étage. Il s’agit soit d’un mamad (lorsque celui-ci est situé dans un appartement individuel), soit d’un mamak (lorsqu’il est partagé par tout un étage). Selon les nouvelles réglementations, les murs extérieurs de cet espace protégé doivent être en béton armé d’au moins 25 centimètres d’épaisseur, et les murs intérieurs, en béton armé d’au moins 20 centimètres d’épaisseur.” Des règlements “qui ont été spécifiquement créés pour des menaces comme celles posées par les missiles iraniens”, complète le média de Tel-Aviv.

Problème, lundi 16 juin, ces abris (souvent désignés par l’expression anglaise safe room, soit “pièce sécurisée”) n’ont pas suffi à protéger deux personnes qui se trouvaient à Petah Tikva, dans la banlieue de Tel-Aviv. Deux Israéliens morts malgré la protection de leur mamad.

“Les Israéliens n’ont plus confiance en leur ‘mamad’”

“Ces personnes étaient dans leur safe room, mais malheureusement, le missile l’a touché de plein fouet, explique Yariv Sandalon, directeur des services de secours de Petah Tikva au Times. Lorsque l’on construit un mamad, celui-ci vous protège de frappes qui atterrissent jusqu’à 5 mètres de distance, mais si l’on veut construire une pièce spécialement conçue pour résister à un impact direct, il faut que les murs soient bien plus épais, de l’ordre de 1,5 mètre d’épaisseur.”

Beaucoup, beaucoup plus que ce que prévoient les règles actuelles. “C’est la première fois qu’une safe room a été testée par une frappe directe de missile balistique iranien”, précise le média britannique. Et vu le résultat, désormais, “les Israéliens n’ont plus confiance en leur mamad”, croit savoir ce quotidien conservateur.

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“La vie n’est jamais garantie à 100 %”

Pourtant, si l’on se fie au décryptage de Ha’Aretz, les safe rooms restent une des meilleures façons de se protéger en cas de frappe de missiles. En effet, lors d’une attaque, “le facteur le plus important pour sa sécurité est d’atteindre un endroit protégé aussi vite que possible et le mamad à l’intérieur d’un appartement est naturellement l’option la plus accessible”.

Dans les colonnes du Times, Yariv Sandalon ne dit pas autre chose. “Ce sont toujours des structures très sûres, la frappe a touché directement le mamad, c’est malheureux mais c’est la vie, et elle n’est jamais garantie à 100 %. Même quand vous marchez sur le trottoir, quelqu’un peut facilement perdre le contrôle de sa voiture.”



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