Face aux menaces américaines et chinoises, Tokyo et Hanoï resserrent leurs liens

Le vent se lève, il faut tenter de vivre. Lors du sommet entre le Japon et le Vietnam, qui s’est déroulé le 28 avril à Hanoï, le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, tout sourire, a vigoureusement serré la main de son homologue vietnamien, Pham Minh Chinh.
Le pays de l’Asie du Sud-Est a toujours été un partenaire commercial important pour l’archipel, notamment parce qu’une importante communauté de travailleurs vietnamiens y réside – 600 000 d’entre eux sont employés dans divers secteurs de l’économie japonaise pour combler le vide créé par le déclin démographique, selon les statistiques gouvernementales nippones relayés par VietJo, site spécialisé dans l’actualité vietnamienne.
Or, aujourd’hui plus que jamais, la montée en puissance de la Chine et le retour au pouvoir de Donald Trump révèlent l’importance de la coordination entre les deux pays. Ce qui donne à cette rencontre un sens exceptionnel.
Contenir l’influence chinoise dans la région
Dans le cadre de cet entretien qui a duré près de deux heures, les deux dirigeants se sont mis d’accord sur la création d’un nouveau cadre de dialogue “deux plus deux” à l’échelon vice-ministériel dans le domaine de la défense, rapporte le quotidien