À Maaloula, en Syrie, le défi de rétablir la paix entre chrétiens et musulmans


Ville historique à majorité chrétienne et symbole de la mosaïque religieuse en Syrie, Maaloula a été déchirée par la longue guerre civile qui a creusé le fossé entre ses habitants chrétiens et musulmans. Aujourd’hui, certains veulent croire que le vivre-ensemble est possible. Malgré les craintes et les griefs de part et d’autre, raconte “The New York Times”.

Dans ce monastère escarpé érigé il y a plusieurs siècles dans l’ouest de la Syrie, la messe a lieu. Le prêtre agite un encensoir devant les icônes sacrées, entonne les chants et prononce un sermon intemporel sur l’importance d’aimer son prochain.

Mais lorsque la congrégation se réunit pour prendre un café après la messe, les fidèles font part de leurs inquiétudes sur leur avenir en Syrie.

Les rebelles islamistes qui ont renversé Bachar El-Assad en décembre vont-ils leur interdire de manger du porc et de boire de l’alcool ? Vont-ils imposer aux femmes de se couvrir ou limiter leur liberté de culte ? Les forces de sécurité du nouveau régime vont-elles réussir à protéger les chrétiens des attaques des plus extrémistes des islamistes ?

“Rien ne donne l’impression que les choses vont mieux”, avoue Mirna Haddad, l’une des fidèles présentes.

“Je veux vivre avec vous en frères”

De son côté, la minorité musulmane de la ville n’est pas non plus rassurée. Comme leurs voisins chrétiens, ils avaient dû quitter la ville dès le début des treize années de guerre civile en Syrie. Et le régime d’Assad et la milice chrétienne qui le soutenait leur avaient interdit de revenir.

“Le problème, c’est la majorité”, c’est-à-dire les chrétiens de la ville, explique Omar Ibrahim Omar, chef d’un nouveau comité local de sécurité. Il a attendu la chute d’Assad pour rentrer chez lui, à Maaloula, après plus de dix ans d’exil forcé.

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“Nous ne voulons pas que ça se reproduise”, déclare-t-il.

Nichée sur des fal

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Dessin de Martirena
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Source de l’article

The New York Times (New York)

Avec 1 700 journalistes, une trentaine de bureaux à l’étranger, plus de 130 prix Pulitzer et plus de 11 millions d’abonnés au total à la fin de l’année 2024, The New York Times est le quotidien de référence aux États-Unis, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).

Dans son édition dominicale, on trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris la direction de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.

Quant à l’édition web, qui revendique à elle seule plus de 10 millions d’abonnés à la fin de 2024, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981.

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