Hatsune Miku : Project DIVA Mega Mix – Test de Hatsune Miku : Project DIVA Mega Mix – Un retour aux fondamentaux


Pour célébrer le dixième anniversaire de la licence, SEGA sort ce mois-ci en occident Hatsune Miku : Project DIVA Mega Mix, une première de la série sur Switch. Comme un best of de ce que l’adaptation vidéoludique de l’univers Vocaloid peut offrir, le jeu propose quelques-unes des meilleures chansons dans un jeu de rythme qui s’appuie sur les acquis des épisodes précédents.

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La note illusoire

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Le Vocaloid, ce logiciel de synthèse vocale qui a permis de créer l’un des mouvements musicaux les plus marquants du Japon sur la décennie écoulée, ne cesse jamais de susciter l’intérêt. Et il suffit de jeter un oeil aux concerts de Hatsune Miku, l’un de ses plus éminents personnages, pour s’en convaincre. Un monde qui a également connu son petit succès en jeux vidéo avec une adaptation en jeu de rythme qui reste une porte d’entrée tout à fait intéressante pour les néophytes, tandis que ses plus fervents fans trouvent à souvent des jeux aux mécaniques bien huilées qui permettent de s’amuser sur fond des meilleurs titres de Hatsune Miku et ses amis. Hatsune Miku : Project DIVA Mega Mix est donc son dernier épisode en date, avec une arrivée sur Nintendo Switch qui apparaît comme le juste ordre des choses : parfaitement adaptée à une utilisation autant en nomade (il suffit de voir son excellent épisode PlayStation Vita à l’époque) qu’à une utilisation sur la télé, la série réunit le meilleur des deux mondes dans un épisode aussi très… limité. Dans un gigantesque “best of”, le jeu ne déçoit pas sur sa setlist. Le jeu compte en effet pas moins de 101 chansons sélectionnées parmi les meilleures, et les plus populaires, d’un genre qui parvient mine de rien à beaucoup diversifier ses approches. Qu’il s’agisse de pop particulièrement aiguë et rythmée, de ballades bien senties ou d’un rock gentillet, Hatsune Miku et sa bande explorent des genres terriblement variés qui permettent à cette setlist d’offrir des ambiances bien différentes. On reste toutefois toujours dubitatifs face à cette manière qu’ont les jeux de rythme de proposer des packs de chansons en téléchargement payant dès leur sortie, une pratique à laquelle n’échappe pas ce nouvel épisode de la licence Hatsune Miku. Néanmoins, le jeu a pour lui ses 101 chansons disponibles dans le jeu de base : il est bien difficile de se lasser avant de très nombreuses heures, à tel point qu’il n’y a pas vraiment d’intérêt à débourser plus d’argent, à moins de vouloir un titre bien précis qui ne serait disponible qu’en téléchargement.

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Paradoxalement, cette richesse en contenu musical s’oppose à un contenu plutôt chiche du côté des modes de jeu. Cet opus revient à quelque chose d’extrêmement basique en ne proposant qu’un simple mode de scoring avec ses 101 titres. Rien d’autre si ce n’est un mode de gameplay secondaire qui utilise la détection de mouvement des Joy-cons dont il ne suffit que d’une chanson pour décider de ne jamais y retourner tant il est imprécis et inintéressant. Cette relative fainéantise du côté des modes de jeu fait un peu tache, notamment lorsque l’on repense à l’excellent épisode Project DIVA X sorti sur PlayStation Vita et PlayStation 4 qui proposait un mode histoire sympathique en plus du scoring habituel. On aurait aimé que ce premier épisode Switch s’en rapproche, mais les développeurs ont fait le choix de s’orienter plutôt du côté de Future Tone et la borne d’arcade en proposant un jeu résolument centré sur le scoring, avec son excellente courbe de difficulté qui ne laisse personne en bord de chemin. Les jeux Hatsune Miku ont en effet comme qualité de s’adresser un peu à tous, avec suffisamment de modificateurs de difficulté pour pouvoir s’améliorer petit à petit, tout en donnant aux fans de la série un vrai challenge. N’y voyez toutefois rien de très disqualifiant pour le jeu : le story mode proposé à l’époque n’était qu’un ajout au mieux sympathique. Project DIVA Mega Mix s’en sort à merveilles dans ce qu’il offre. Le jeu revient à sa racine et nous rapproche au mieux de l’expérience arcade, encore plus pour celles et ceux qui investiraient dans le périphérique dédié à la licence. Une fois lancé dedans on a bien eu du mal à s’en séparer, les notes foisonnent et le feeling est excellent : presser une touche en rythme avec la chanson apporte toujours cette petite satisfaction tandis que les erreurs se ressentent dans le retour son.  

Un monde fait de customisation

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On note par ailleurs la possibilité de configurer les touches qui s’affichent à l’écran : un vrai gain de temps pour les personnes qui sont habituées à y jouer sur les consoles PlayStation. La configuration de base représente les touches de la Switch (A, B, X et Y), mais on peut choisir d’afficher les touches de la manette PlayStation. Alors, les réflexes reviennent rapidement et on obtient un vrai gain de confort. Côté customisation toujours, jouer dans le mode principal permet d’obtenir des points à dépenser dans la customisation des personnages de Vocaloid. De la simple tenue à l’accessoire unique, ce sont des centaines de contenus à obtenir en parallèle d’un mode de création de motifs à installer sur les t-shirts qu’on peut faire porter à nos idoles. Le jeu est pour le coup loin d’être avare puisqu’il offre un contenu gigantesque qui relève autant de tenues traditionnelles des personnages que de robes un peu uniques apparues lors de concerts de Hatsune Miku.

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Project DIVA Mega Mix joue donc à fond la carte du “fan service”, entre ses tenues, ses personnages et ses bikinis à débloquer. Le jeu ne verse toutefois jamais pleinement dans un complet mauvais goût, car il y a toujours une forme d’innocence qui se cache derrière cet univers. Loin d’être vulgaire, le monde des Vocaloid est particulièrement mignon et bienveillant, des valeurs qu’on retrouve autant dans les chansons que dans les clips reproduits dans le jeu. Comme ses aînés, le jeu reste fondamentalement attaché à sa communauté et lui livre un contenu à la hauteur des attentes. Si on a pesté sur un nombre très réduit de modes de jeu, le titre offre tout de même un contenu conséquent qui reste plus que jamais dans l’esprit de la série.

Conclusion

Véritable “best of” de la licence avec ses 101 chansons parmi les plus populaires, cet opus Switch rend un bel hommage à l’univers des Vocaloid. À réserver uniquement aux adeptes du genre, il n’en reste pas moins un peu paresseux sur d’autres points avec un unique mode de jeu qui s’en tient à ce qu’il y a de plus classique. On aurait sûrement aimé un peu plus, néanmoins force est de constater que le jeu est efficace et sait parfaitement ce qu’il fait, encore plus lorsqu’il nous amène sur le terrain du fan service avec une customisation des vocaloid qui pourrait bien occuper les fans de nombreuses heures, le temps de pouvoir débloquer les (très) nombreuses tenues.

Test réalisé par Hachim0n sur Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.



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