“The Chronology of Water”, le premier film “ambitieux” de Kristen Stewart, sur l’inceste

Porter sur grand écran les Mémoires de l’écrivaine américaine Lidia Yuknavitch, née en 1963, n’est pas une mince affaire. La critique américaine est cependant unanime devant l’adaptation qu’en a faite Kristen Stewart. L’actrice californienne a réussi son passage derrière la caméra avec The Chronology of Water, un premier long-métrage “ambitieux et abstrait”, selon le magazine culturel I-D.
Publié en 2011 sous le même titre (et traduit en français sous le titre La Mécanique des fluides, aux éditions Denoël), ce récit autobiographique est centré autour d’“un sujet brûlant : le récit implacable d’agressions sexuelles subies pendant son enfance, suivies de plusieurs années de fuite (dans la drogue, l’hypersexualité et les comportements autodestructeurs), avant que l’autrice ne trouve sa voie et canalise sa douleur dans l’écriture”, détaille The Hollywood Reporter, revue de référence sur l’industrie américaine du divertissement.
Un film sur la conscience
Les journalistes américains ont pu voir le film lors de sa projection en mai au Festival de Cannes, dans la section Un certain regard. Il est à l’affiche en France à partir de ce 15 octobre, près de deux mois avant sa sortie aux États-Unis.
Selon eux, Kristen Stewart relève le défi de cette première réalisation avec brio, en s’empara