S’emparant du “corridor Trump”, les États-Unis écartent Moscou et Téhéran du Caucase du Sud



La rencontre entre les dirigeants azerbaïdjanais, Ilham Aliev, et arménien, Nikol Pachinian, qualifiée par la BBC Russie de “prise d’initiative face à Poutine”, est déjà en elle-même une victoire symbolique pour les États-Unis. En les conviant, ce vendredi 8 août à Washington, le président américain entend reprendre la main sur un conflit dans la Caucase du Sud, en misant sur un projet ambitieux : le lancement du corridor stratégique de Zanguezour – sans la Russie, mais sous supervision américaine.

La Russie, longtemps médiatrice exclusive dans le conflit du Haut-Karabakh, paie aujourd’hui le prix de son isolement international depuis l’invasion de l’Ukraine, souligne le service en langue russe du radiodiffuseur britannique. “Aucun conflit frontalier dans l’ancien espace soviétique ne se règle sans l’accord du Kremlin. C’était vrai il y a vingt ans, mais plus maintenant”, abonde The Times of Central Asia, qui rappelle qu’en mars dernier le Tadjikistan et le Kirghizistan ont signé un accord frontalier sans implication russe. En finalisant à Washington une déclaration commune sur leur volonté de paix, l’Arménie et l’Azerbaïdjan s’inscrivent dans cette tendance.

L’accord annoncé prévoit l’aménagement d’un corridor de transit traversant le sud de l’Arménie, reliant l’Azerbaïdjan à s



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