Mugen Souls Z – Test de Mugen Souls Z: le fan service en trop ?


Neuf ans après sa sortie sur PlayStation 3 (et sept ans après la sortie Steam), le JRPG tactique Mugen Souls Z est ressorti sur Switch mi-septembre dans une version non censurée et contenant tous les DLCs. C’est la suite de Mugen Souls (sorti sur PS3 en 2013 et Steam en 2015), qui est également ressorti sur Switch en début d’année. Un bundle contenant Mugen Souls + Mugen Souls Z est également disponible.

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La meilleure façon de décrire le jeu, c’est de dire que c’est un croisement entre la série Disgaea, pour le fond, et les épisodes principaux de la série Neptunia pour la forme. D’un côté, de la série Disgaea, on retrouve pas mal de systèmes, principalement liés aux personnages et à leur progression : réincarnation, possibilité d’augmenter le niveau des objets et attaques indépendamment des personnages eux-mêmes, donjon dédié au power-leveling … Mais aussi certaines parties du système de combat, en particulier les cristaux (qui offrent de bonus/malus si vous êtes à leur portée) qui ressemble beaucoup aux geo effects de Disgaea.

De l’autre côté, on retrouve de la série Neptunia la progression du scénario, à base de saynètes à déclencher, avec plusieurs types différents selon leur importance, qui vont du simple dialogue avec des portraits statiques à la scène avec les modèles de personnages qui interagissent et émotent, en passant par les scènes de visual novel avec des illustrations en plein écran. Mais aussi le système de combat en général, à base de déplacements libres dans une arène ouverte et même, j’ai l’impression, le moteur de combat lui-même. Après tout, les deux séries ont le même développeur.

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Si les combats commencent de manière assez classique, au fur et à mesure de l’avancée du jeu, diverses mécaniques supplémentaire se débloquent. La plus importante d’entre elles est la capacité qu’a Syrma à charmer les ennemis pour les faire rejoindre les rangs de son armée de Shampurus (les mascottes du jeu). À chaque tour, en plus de son action standard, elle a la possibilité d’essayer de convertir les ennemis à sa cause en prenant des poses “Moe” (D’après Wikipédia : « [Moe] se réfère à des sentiments d’affection, d’adoration, de dévotion et d’excitation envers des personnages […] Le mot comprend l’idée que le sentiment exprimé à l’égard du personnage ne peut être décrit par un simple « aimer », mais est bien plus fort que cela »). Les monstres y réagissent de diverses manières : soit en rejoignant les rangs de vos Shampurus, soit en vous laissant des objets, soit en s’enrageant. Dans les deux premiers cas, ils quittent le champ de bataille, mais rapportent quand même de l’expérience et des ressources. Il n’y a dans les faits aucune raison de ne pas utiliser cette mécanique à chaque tour, étant donné qu’il est possible de deviner la réaction qu’un monstre aura et de l’influencer en changeant l’affinité de l’héroïne.
En effet, dans ce jeu, à la place des éléments traditionnels – feu, eau, terre, vent, etc. -, les personnages et ennemis sont catégorisés par leur personnalité.

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Signalons la présence d’un deuxième mode de combat en un contre un dans lequel vous contrôlez le G-Castle, la base/vaisseau spatial/robot géant des héros. Il est très inspiré, pour le coup, des duels des premiers Suikodens : avant chaque round, l’adversaire dit une courte phrase dont vous devez vous servir pour deviner son action et la contrer dans une version étendue du jeu de pierre-feuille-ciseaux-lézard-Spock. Ce mode reste cependant très anecdotique et sur la première moitié du jeu, j’ai fait cinq ou six de ces duels, grand maximum, contre facilement plusieurs centaines de combats classiques.

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Côté scénario, après avoir conquis les sept mondes de sa galaxie d’origine, Chou-Chou (l’héroïne du premier épisode) s’intéresse à présent aux douze mondes d’une galaxie voisine. Ce jeu est donc la suite directe du précédent, mais il n’est pas nécessaire d’y avoir joué pour autant. D’une part parce qu’un résumé très succinct du premier jeu est disponible dans les menus et d’autre part parce que si le cast du premier jeu est encore présent, il est réintroduit au fur et à mesure qu’il rejoint votre équipe. Enfin, parce qu’à l’issue du prologue, Chou-Chou est reléguée au rang de PNJ et se voit contrainte de coopérer avec la protagoniste de ce jeu-ci, Syrma, qui a absorbé ses pouvoirs par inadvertance.

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Les différents mondes du jeu sont plutôt petits et c’est tant mieux parce que vous devez les traverser de nombreuses fois dans tous les sens. Que ce soit pour faire avancer le scénario ou pour conquérir le monde, il n’est pas rare d’aller à un bout de la carte pour découvrir que l’objectif suivant se trouve à l’autre bout, parfois juste à côté de l’entrée. Sans compter qu’il faut parfois revenir plus tard, certains obstacles n’étant pas franchissables sans la bonne capacité, que vous n’avez pas encore débloquée. Heureusement, le jeu est techniquement très au point et les temps de chargements sont quasiment inexistants.

Concrètement, l’objectif de “conquérir le monde” se réalise via des mini-quêtes situées à divers endroits de la carte : soit en donnant un objet, soit en ayant dépassé un nombre de victimes en combat, soit, et c’est le cas le plus probable, en réussissant un challenge (le même que pour recruter des ennemis en combat) lorsque l’héroïne est dans l’affinité “émotionnelle” correspondant à l’indice donné.

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Signalons aussi que le jeu est classé PEGI 18 (« Destiné aux adultes »), à cause de son contenu à caractère sexuel. (Alors que les  versions PlayStation 3 et Steam n’étaient « que » PEGI 16.) Il y a, effectivement, un onsen (un bain public japonais) que l’on peut utiliser dans la base des héros et certaines scènes s’y déroulent.
Par ailleurs, l’héroïne prends des poses parfois très suggestives (et propices au panty shot) lors de ces tentatives de charmer les ennemis, en décalage total avec le ton du reste du jeu.

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En conclusion, même s’il ne s’adresse pas à tout le monde (ne serait-ce qu’à cause de l’absence de traduction française, le jeu étant plutôt bavard), j’espère qu’il saura trouver son public. Malgré ses presque 10 ans, il ne fait pas daté et mérite qu’on lui laisse une chance pour peu qu’on soit fan du genre. Mention spéciale à l’écriture des dialogues, qui m’a marqué bien que ce ne soit pas le genre de choses auquel je prête attention d’habitude : tous les personnages ont de la répartie et c’est un vrai plaisir à lire. Une mise en garde pour finir cependant : le jeu vient avec tous ses DLCs (ils sont activables depuis l’écran titre), mais je ne sais pas s’il sont tous prévus pour être activés en début de partie.

Test réalisé sur Switch par Alenn Tax grâce à une version fournie par l’éditeur.



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