Israël intensifie ses frappes contre le sud de Beyrouth

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Ce sont “les bombardements les plus intenses” qu’a connus la capitale libanaise depuis le cessez-le-feu de 2024 entre Israël et le Hezbollah, observe le New York Times. Jeudi 5 mars, une série d’explosions a fait trembler le sud de Beyrouth, entraînant l’effondrement d’au moins trois bâtiments et semant la panique parmi la population.

“Ces frappes d’une ampleur inédite” ont eu lieu “après qu’un ordre d’évacuation a été émis par l’armée israélienne en début d’après-midi”, concernant “l’ensemble des quartiers de la banlieue, de Ghobeiry à Hadath », en passant par « Chiyah et Bourj el-Brajné », rapporte L’Orient – Le Jour. “Jamais depuis la guerre de l’automne 2024 au Liban, l’armée israélienne n’avait ordonné une évacuation aussi massive”, souligne le quotidien libanais. Près de 300 000 personnes auraient ainsi fui la zone selon des chiffres de l’armée israélienne repris par les médias libanais, soit près de la moitié de ses habitants.

Dans la soirée, Tsahal a annoncé avoir commencé à cibler “des infrastructures du Hezbollah”. Surnommée la “Dahiyé”, la banlieue sud de Beyrouth est “le fief chiite” de l’organisation islamiste, alliée de l’Iran, “au sein de la capitale libanaise”, rappelle L’Orient – Le Jour. “C’est notamment là qu’ont été assassinés l’ancien leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le 27 septembre 2024, et son successeur, Hachem Saffieddine, le 4 octobre suivant”.

Des dizaines de gardiens de la révolution en fuite

C’est aussi dans cette zone que sont postés “des officiers des gardiens de la révolution iraniens, qui travaillent comme conseillers militaires auprès du Hezbollah et jouent un rôle clef dans les opérations du groupe”, note Axios. Selon le site américain, plusieurs dizaines d’entre eux ont quitté la ville jeudi soir, craignant d’être ciblés par Tsahal. Mardi, l’armée israélienne avait lancé un ultimatum de 24 heures aux responsables iraniens présents au Liban, leur ordonnant de quitter le pays sous peine de frappes ciblées.

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Le gouvernement libanais avait lui-même prévenu jeudi que tout membre des gardiens de la révolution repéré sur le sol libanais serait arrêté et expulsé, rapporte le quotidien israélien Ha’Aretz.

“Dahiyé ressemblera bientôt à Khan Younès”, avait de son côté prévenu jeudi le ministre israélien d’extrême-droite Bezalel Smotrich, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux : “une référence à la ville du sud de la bande de Gaza, largement rasée après plus de deux ans d’offensive israélienne contre l’enclave palestinienne suite au 7-Octobre”, rappelle L’Orient – Le Jour.

Depuis lundi, le conflit qui oppose Israël et les Etats-Unis à l’Iran s’est étendu au Liban : l’Etat hébreu a mené des frappes sur la capitale en réponse à des tirs de missiles du Hezbollah qui réagissait à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. Selon un bilan publié jeudi soir par les autorités libanaises, les frappes israéliennes ont fait 123 morts et 683 blessés depuis le début de la semaine.

Possible incursion israélienne terrestre au Liban

À la suite des bombardements sur Beyrouth jeudi soir, le Hezbollah libanais a de son côté revendiqué vendredi matin des tirs d’artillerie et de roquettes vers des positions de l’armée israélienne près de la frontière. L’organisation chiite avait un peu plus tôt “publié un message en hébreu sur son compte Telegram dans lequel il lançait un ’avertissement aux habitants des colonies du nord’”, souligne L’Orient – Le Jour.

Selon l’agence de presse libanaise officielle Ani, des tirs israéliens nocturnes ont également visé le sud du Liban, ciblant les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm.

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Deux sources militaires israéliennes ont confié au New York Times que Tsahal avait pénétré sur le territoire libanais plus profondément qu’il ne l’avait auparavant révélé. D’après le quotidien, l’armée israélienne a commencé à “rassembler des véhicules blindés le long de la frontière en vue d’une possible incursion terrestre beaucoup plus vaste”.

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