En Australie, la chaleur est une torture

[ad_1]

L’été météorologique qui vient de se terminer dans l’hémisphère Sud a été très éprouvant pour les Australiens, soumis à des températures brûlantes puis à des pluies diluviennes. Des phénomènes extrêmes qui devraient “s’aggraver à mesure que nous continuons de réchauffer la planète”, prévient Andrew King, climatologue à l’université de Melbourne, interrogé par The Guardian.

Soixante-deux stations ont enregistré des records de température – jusqu’à 50 °C dans deux localités d’Australie-Méridionale, à Andamooka le 29 janvier et Port Augusta le 30 janvier.

Trois jours plus tôt, c’est à Walpeup, dans l’État voisin de Victoria, qu’un journaliste de The Age s’était rendu en reportage. Le 27 janvier, à 15 h 30, le thermomètre affichait 48,9 °C, ce qui faisait de ce hameau aux rues désertes “non seulement l’endroit le plus chaud de la région, mais aussi le point le plus chaud sur toute la planète”. “Au soleil, la chaleur est une torture, écrit Benjamin Preiss, dans un article que nous avons traduit sur notre site. En quelques minutes, j’ai la bouche sèche et la tête en surchauffe. Sur la route, le sol me brûle les pieds à travers mes chaussures de randonnée, à tel point que je dois sautiller d’un pied sur l’autre pour me mettre à l’ombre. Ma température corporelle est en train de grimper dangereusement et il me faut de toute urgence rejoindre un endroit climatisé.”

Il serait malvenu de lui jeter la pierre – même si les climatiseurs sont responsables de 7 % des émissions de gaz à effet de serre. Car la chaleur extrême “n’est pas seulement une gêne, c’est un véritable risque pour la santé”, alerte Rüdiger Krech, directeur de l’environnement, du changement climatique et de la santé à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cité par la BBC. “Si vous travaillez dans la chaleur et que votre température corporelle dépasse 38 °C sur une longue période, vous risquez de subir un stress thermique grave, un accident vasculaire cérébral, une insuffisance rénale ou une déshydratation.”

En août dernier, l’OMS et l’Organisation météorologique mondiale ont publié un rapport sur le changement climatique et le stress thermique – un problème auquel sont exposés plus de 2,4 milliards de travailleurs dans le monde. Ses auteurs n’ont pas de solution miracle. Ils conseillent simplement aux gouvernements et aux entreprises de préparer des plans d’action permettant d’aménager les emplois du temps et d’organiser les pauses des employés, de les éloigner du soleil ou des machines, de leur permettre de s’hydrater régulièrement et de porter des vêtements adéquats, de les former à identifier les symptômes du coup de chaleur…

Voir aussi  Poulet au lait de coco,curry & citron vert

Des mesures certainement utiles, mais dont on ne peut pas se satisfaire. Alors répétons-le : en plus de s’adapter à la chaleur, il faut s’attaquer aux causes de celle-ci. C’est ce que rappelle Melissa Lem, présidente de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement, à Radio-Canada. “L’une des meilleures façons de garder les travailleurs en sécurité est de plafonner les émissions de gaz à effet de serre et de réduire notre utilisation de combustibles fossiles et leur extraction.”

En bref

Rosée et floraison précoce

Voici une “dimension moins flagrante du réchauffement planétaire”, prévient Richard Zare. “À mesure que le climat se réchauffe, le taux d’humidité dans l’air augmente et entraîne l’apparition de gouttes de rosée plus tôt dans l’année”, explique le chimiste à Science. Or, d’après ses travaux, c’est la rosée qui, en déclenchant une série de signaux chimiques, indique à la plante qu’il est temps d’éclore. Pour en savoir plus, c’est ici.

Des hivers américains plus courts

D’après les travaux de Climate Central, un groupe indépendant de recherche et de communication sur le climat, l’hiver dans 195 grandes villes américaines a été plus court de neuf jours en moyenne entre 1998 et 2025 qu’entre 1970 et 1997. Que dire des épisodes neigeux extraordinaires des dernières semaines ? “Ce que les études montrent aussi, c’est que les précipitations vont gagner en intensité à mesure que la planète se réchauffe”, explique le climatologue Mathew Barlow dans The Guardian. Pour en savoir plus, c’est ici.

Crémation par l’eau en Écosse

Le 2 mars, l’Écosse a légalisé la crémation par l’eau, ou aquamation, un procédé funéraire dont l’empreinte environnementale est moindre que celle des pratiques courantes, explique la presse d’outre-Manche. Selon les estimations, “l’empreinte écologique moyenne d’une crémation s’élève à 320 kilos de CO2”, quand la crémation par l’eau émettrait, de son côté, “sept fois moins de CO2”, précise la BBC. Pour en savoir plus, c’est ici.

Voir aussi  Baume du tigre pour dégager les voies respiratoires

À relire

Vous venez de lire l’édition no 132 de Climatiques.

[ad_2]

Source link

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *