Blog sur l'asie et ses merveilles ou pas Uncategorized Front Mission 1st: Remake – Test de Front Mission 1st: Remake – Un coup de peinture sur la carosserie de son mecha

Front Mission 1st: Remake – Test de Front Mission 1st: Remake – Un coup de peinture sur la carosserie de son mecha


Avec Front Mission 1st: Remake, un classique des années 90 parmi les RPG tactiques refait surface sur la console Nintendo Switch.

 	Front Mission 1st: Remake

Pour la petite histoire, Front Mission est apparu pour la première fois en 1995 sur la console Super Famicon. Ce tactical RPG a un succès certain au Japon, donnant naissance à une série qui perdure jusqu’à la PlayStation 2, mais aussi à plusieurs rééditions au fil des années. Avant d’arriver sur Nintendo Switch, une version améliorée intitulée Front Mission 1st a été portée sur la console portable WonderSwam Color en 2000, sur PlayStation en 2003 et sur Nintendo DS en 2007. Front Mission 1st: Remake est donc la nouvelle déclinaison d’une réédition, une forme de boucle vidéoludique infinie.

En se lançant aujourd’hui sur Front Mission 1st: Remake, on peut autant tirer sur la corde de la nostalgie que s’initier au RPG tactique avec un classique de ce genre si particulier. Dans un genre où le cube modèle l’environnement et le gameplay, on déplace ses unités chacun son tour de case en case. Et si Advance Wars a pris l’option colorée, Front Mission se veut plus sombre et manichéen quand il plonge le joueur dans un conflit entre deux nations imaginaires dans un futur proche. Le scénario — découpée en deux campagnes parallèle — est lui aussi un classique voire cliché depuis le temps, qui a le mérite de mettre en scène l’ensemble jusqu’à produire son petit effet lorsque le soleil se couche au moment du final.

Avant d’en arriver là, il faut toutefois prendre en main Front Mission 1st: Remake. On commence par choisir l’expérience attendue, similaire au jeu original ou un peu modernisée. Cette proposition en apparence anodine balaie un reproche que l’on peut adresser aux rééditions trop désireuses de concilier les années, tout en ratant le coche du présent. Ensuite, le choix de la difficulté parmi un large panel fournit une proposition sur-mesure, si l’on veut plus ou moins se prendre la tête. La proposition la plus facile, où les dégâts et les points de vie des ennemis sont réduits, permet de dérouler sans aucun souci, tandis que l’on commence à questionner chacune de ses manœuvres quand on passe aux rangs au-dessus. Il est possible de conserver l’équipement de ses unités quand on recommence une campagne.

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Je commence à jouer

À bord d’un Wanzer, contraction littérale d’un « panzer marchant » dans la langue allemande, je ne roule donc pas des mécaniques sur les champs de bataille, mais y vais pas à pas robotisé. On ne contrôle qu’une poignée d’unités, une dizaine au maximum disposant chacune d’un pilote attitré. Chacun trouvera une place plus ou moins élaborée dans le scénario, qui ne laissera aucun choix si ce n’est celui d’être vécu. Après quelques escarmouches, la progression de la difficulté nécessite de se plonger dans la configuration de son unité, que l’on construit sur-mesure. Dans les grandes lignes, il faut orienter son équipement en fonction de la spécialité attendue de son wanzer et de la distance à laquelle il prodigue des dégâts – mêlée, proche, longue – tout en prenant en considération le poids de l’ensemble pour les déplacements, l’armure pour encaisser et l’esquive. La touche de peinture est l’ultime personnalisation. L’expérience acquise lors des combats renforce les spécialités des pilotes, jusqu’à toucher le plafond de 9999 dans une compétence.

 	Front Mission 1st: Remake

La principale difficulté de Front Mission 1st est la configuration de ses unités, en l’absence d’explications et en raison d’une interface minimaliste comme à une certaine époque, ce qui est plutôt cohérent ici. On peut s’orienter sur des ensembles d’armure avec le même nom pour ne pas être trop à côté de la plaque, sans jouer la combinaison parfaite. Les changements ont par contre un coût, en dehors des pièces glanées sur les carcasses ennemies. L’argent est bien le nerf de la guerre, chaque unité détruite rapportant une certaine somme en plus de la récompense de la mission, mais chaque unité perdue de son côté entraînant des frais de réparation pour la récupérer. Un wanzer bien monté permet de véritablement prendre son pied en combat.

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L’une des originalités de Front Mission se trouve dans ses combats. Un wanzer se découpant en quatre parties, il en est de même pour sa barre de vie. Les jambes, les bras portant chacun une arme et le corps où se trouve le pilote composent ainsi le wanzer. Perdre un bras fait perdre l’arme associée, perdre ses jambes réduit les déplacements tandis que perdre le corps fait perdre immédiatement le combat. Avant de débloquer une compétence dédiée chez certains pilotes, il est impossible de viser une partie précisément, tout en prenant en compte que les armes peuvent tirer une ou plusieurs fois par tour ou se disperser. Ces côtés aléatoires sont autant frustrants que grisants quand on déploie sa stratégie savamment calculée, sans compter le fait de toucher ou non qui parachève ce système de combat.

Je continue (ou pas) de jouer

Si l’on dépasse la barrière de la configuration des unités, Front Mission 1st: Remake compte plusieurs arguments incitant à poursuivre l’aventure. Sans grandiloquence, le scénario reste un fil conducteur que j’ai souhaité tirer jusqu’au bout. Je n’irai pas jusqu’à l’affirmation que l’on s’attache aux personnages, mais j’ai tout de même eu ma minute d’émotion —  que je radote — avec mon coucher de soleil, magnifiquement annihilée par la séquence suivante quand le scénariste n’assume pas ses choix.

 	Front Mission 1st: Remake

Visuellement, on est sur une production de facture moyenne pour de la Nintendo Switch, illustrant une belle évolution technologique depuis la Super Famicom tout se disant que le budget de cette édition était limité. On n’est pas agressé quand on affiche le jeu sur le téléviseur, tout en se prêtant bien au mode nomade étant sur un registre posé. De même l’absence de doublage illustre cette volonté de ne pas en faire trop, sans non plus reporter ce manque d’effort sur le prix du jeu.

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La localisation en français parfois un peu limitée reste appréciable, en particulier pour une licence Front Mission qui a eu bien du mal à parvenir jusqu’en Europe. D’autres rééditions des suites sont d’ailleurs au programme, car même si la licence ne s’est pas renouvelée avec le temps , elle reste ancrée dans le cœur de nombreux joueurs. Le message que fait passer Front Mission 1st par rapport à la guerre mérite d’ailleurs une attention particulière, car loin de la glorifier.

Conclusion

Si le genre du tactical RPG est si bien représenté sur Nintendo Switch, c’est que la console accueille à l’image de Front Mission 1st de nombreux classiques d’un genre qui a peu évolué avec le temps, faute à une popularité limitée. Pour un jeu des années 90, Front Mission 1st: Remake est encore aujourd’hui accessible et surtout appréciable, avec une difficulté calibrée malgré une certaine forme d’austérité digne de son époque. Son équilibrage et son système de combat sera parfois source de frustration, mais on ne maîtrise pas toujours tout dans un conflit.

Test réalisé par Agahnon sur Nintendo Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.



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