Blog sur l'asie et ses merveilles ou pas Uncategorized la capitale financière ne se remet pas du Covid-19

la capitale financière ne se remet pas du Covid-19



Nikkei Asia constate la désaffection des milieux d’affaires pour la ville à cause des interminables restrictions liées au Covid-19. Une remise en cause du statut de Hong Kong sur le marché financier, note le magazine économique japonais.

Hong Kong est-elle condamnée à n’être plus que l’ombre d’elle-même ? “Le centre financier asiatique a perdu de son lustre”, constate l’hebdomadaire japonais Nikkei Asia, qui met en scène, en première page de son édition du 18 novembre, le profil d’un homme d’affaires portant un toast à la baie de Hong Kong par le hublot d’un avion. “La plupart des banques dont les sièges sociaux parsèment le front de mer du port de Victoria ont perdu ceux qui en occupaient les postes les plus élevés”, raconte le magazine économique japonais.

Nombre d’entre eux blâment les restrictions sanitaires “les plus strictes du monde” mises en place depuis les premiers mois de la pandémie en accord avec la politique zéro Covid voulue par le régime chinois. Celles-ci imposent des quarantaines “brutales”, synonymes parfois de trois semaines d’isolement pour les voyageurs étrangers, et la fermeture des frontières entre l’île et le continent depuis dix-huit mois. Après deux années de troubles marquées par des manifestations violemment réprimées par le régime chinois, la ville apparaît aussi “de plus en plus sous l’emprise de Pékin”, note le magazine. Au point d’être devenue “inhospitalière pour les affaires internationales”.

Une passerelle fermée

Ces restrictions subsistent à Hong Kong alors que de nombreux autres centres financiers concurrents ont levé les interdictions de voyager et assoupli les exigences de quarantaine en Asie. Au début du mois de novembre, le Japon a ouvert ses frontières, fermées depuis janvier, aux voyageurs d’affaires, ce que Singapour avait entrepris depuis septembre pour les personnes vaccinées en provenance des États-Unis, du Royaume-Uni ou encore d’Australie.

Les expatriés représentent un dixième des 7,5 millions d’habitants de Hong Kong et constituent une importante source de revenus, rappelle Nikkei Asia. Le maintien des restrictions associé à la fermeture de la frontière chinoise pousse les entrepreneurs à choisir d’autres destinations :

Depuis le transfert de sa souveraineté à la Chine en 1997, le rôle central de Hong Kong en tant que centre d’affaires, ouvert sur l’étranger comme au continent, avait été renforcé. Maintenant, elle n’a ni l’accès à l’étranger ni l’accès au continent et aucun calendrier public ne prévoit de retour à la normale.”

Selon les données du gouvernement, quarante-sept sièges régionaux d’entreprises internationales auraient quitté la ville cette année. Plus de six banques mondiales et au moins quatre sociétés de gestion d’actifs auraient aussi délocalisé leur siège social ailleurs, détaille Nikkei Asia :

Malgré les assurances du gouvernement [de Carrie Lam] selon lesquelles la ville s’ouvrira dès que possible, cette décision n’appartient pas à Hong Kong, mais à Xi [Jinping, le président chinois].”

Source

Connu sous le nom de Nikkei Asian Review jusqu’en septembre 2020, le magazine Nikkei Asia conserve la même ligne éditoriale. Une couverture rigoureuse de l’Asie qui souligne l’intérêt du groupe japonais Nikkei sur la

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