Les paons, un fléau pour les agriculteurs néozélandais



La population de paons sauvages, qui profite d’une alimentation facilement accessible et de l’absence de prédateurs, sème la zizanie dans les exploitations agricoles néozélandaises. Explications.

Admirés pour leur plumage majestueux, les paons exaspèrent les agriculteurs néozélandais, rapporte le quotidien britannique The Guardian. L’oiseau, qui n’est pas officiellement considéré comme un animal nuisible, prolifère notamment au nord du pays où des groupes de centaines d’individus peuvent être vus par endroits.

Les prédateurs habituels des paons sauvages comme les opossums, les furets, les hermines et les rats sont, eux, inscrits sur la liste gouvernementale des espèces à éradiquer d’ici 2050. Sans prédateurs et jouissant d’une nourriture abondante dans les champs, la population de paons croît très vite et se répand jusqu’à des régions reculées du sud du pays.

Les agriculteurs, qui ont planté du maïs, du seigle ou du trèfle destinés à la consommation humaine ou au bétail, ne se doutaient pas que leurs champs se transformeraient en garde-manger géants. Aujourd’hui, ils n’en peuvent plus, et face à l’inaction des autorités, tentent souvent de se débarrasser des paons en leur tirant dessus à la carabine.

Mais “la tâche est difficile car ces oiseaux sont intelligents et très méfiants à l’état sauvage”, note le journal. S’ils se sentent menacés, ils peuvent même se tenir à un demi-kilomètre du danger, selon l’ornithologue Tony Beauchamp.

Malheureusement pour les agriculteurs, dont l’activité représente 5 % du produit intérieur brut néozélandais, l’éradication du “fléau des paons” ne semble pas faire partie des priorités actuelles du gouvernement, note le journal.

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L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui abrite certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes. Orienté au

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