Washington appelle Maduro à quitter le pouvoir



L’administration Trump ne s’en cache plus : le blocus naval mis en place autour du Venezuela par Washington vise “clairement” à “chasser du pouvoir” le président vénézuélien Nicolás Maduro, résume le New York Times.

“Nous ne faisons pas qu’intercepter ces navires, nous envoyons aussi un message au monde entier : les activités illégales auxquelles se livre Maduro ne peuvent pas continuer. Il doit partir”, a déclaré lundi 22 décembre sur Fox News la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem.

Le président américain Donald Trump a lui aussi “intensifié ses attaques” contre son homologue vénézuélien, note El País. Répondant lundi à la question d’un journaliste, lors d’une conférence de presse en Floride, lui demandant si l’objectif de Washington était de contraindre Maduro à quitter le pouvoir, le président américain a répondu : “C’est à lui de décider ce qu’il veut faire. Je pense que ce serait sage de sa part”. “S’il veut faire quelque chose, s’il joue les durs, ce sera la dernière fois qu’il pourra jouer les durs”, a-t-il menacé.

Nicolás Maduro, dans un discours dont on ne sait s’il a été prononcé avant ou après les déclarations de Trump, a affirmé lundi que le président américain “s’en sortirait mieux […] s’il s’occupait des affaires de son pays”, plutôt que du Venezuela.

“Des options limitées”

Alors que le président vénézuélien “continue de résister” à Trump, les options du président américain sont de plus en plus “limitées” pour faire plier Caracas, analyse le Washington Post.

Le président américain a fait savoir la semaine dernière que des frappes aériennes auraient lieu contre le territoire. “Pour les experts, si cela ne suffit pas à convaincre Maduro de fuir, il ne resterait alors aux États-Unis que deux options : le retrait ou un changement de régime par la force”.

Toutefois, “la perspective d’une invasion et d’une opération militaire terrestre, avec la possibilité de pertes américaines, pourrait être difficilement acceptable pour un président qui a promis qu’il n’y aurait ’plus de guerres’ et qui, jusqu’à présent, a limité l’engagement militaire à l’étranger à des frappes ponctuelles par les airs et la mer”, note le Post.

Lundi, Donald Trump a par ailleurs laissé entendre que les États-Unis allaient vraisemblablement conserver ou vendre le ‍pétrole saisi récemment au large du Venezuela. Washington s’est emparé de deux pétroliers qu’il soupçonne de transporter du pétrole vénézuélien considéré comme étant sous sanctions.

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Ces saisies risquent “d’aggraver les tensions avec la Chine, qui achète jusqu’à 75 % du pétrole vénézuélien”, rappelle Axios.

Lundi, la Chine et la Russie, ont toutes deux apporté leur soutien à Caracas, rapporte le Guardian.

Au moment même où l’administration républicaine a “renforcé sa présence navale en Amérique latine dans ce contexte de tensions avec le Venezuela”, Trump a parallèlement annoncé lundi le lancement d’une nouvelle classe de navires de guerre de grande taille qui portera son nom, rapporte CNN.



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