Blog sur l'asie et ses merveilles ou pas Uncategorized The Centennial Case: A Shijima Story – Test de The Centennial Case: A Shijima Story – Le FMV 2.0 ?

The Centennial Case: A Shijima Story – Test de The Centennial Case: A Shijima Story – Le FMV 2.0 ?


Le Full Motion Video est un style graphique prenant le parti d’utiliser des acteurs en prise de vue réelle (avec des décors réels ou de synthèse) dans des scènes de jeu.Évidemment, vu le procédé le gameplay se résume le plus souvent à des QTE et à des choix de dialogue. Très en vogue à l’apparition des supports CD, le genre est un peu tombé en désuétude même si ces dernières années des studios comme Wales Interactive se montrent très prolifiques dans ce domaine. Et voici qu’arrive Square Enix avec à la réalisation des gens d’expérience pour nous délivrer un jeu en FMV ambitieux.

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Une réalisation de qualité

The Centennial Case: A Shijima Story nous raconte l’histoire de la famille … Shijima, qui, en charge d’un fruit qui donnerait la jeunesse éternelle, voit malgré tout beaucoup de ses membres mourir prématurément de façon violente. Nous suivons donc l’histoire de cette famille à travers les yeux de l’écrivaine Haruka Kagami sur diverses périodes allant de 1922 à 2022.
Une particularité du jeu est que la plupart des acteurs incarnent plusieurs personnages des diverses époques, ceci étant justifié de façon assez maligne.
Aller plus loin dans la description serait déjà gâcher une partie du plaisir, car le scénario est LE point fort du jeu.

Les vidéos sont de qualité, que ce soit en terme d’image (même si j’aurais aimé pouvoir télécharger une version 4K) ou en terme de réalisation : les décors naturels sont très beaux, les lumières adaptées aux époques et les costumes sont très crédibles. Les musiques, elles aussi, participent pleinement à nous mettre dans l’ambiance.

Le point qui peut faire le plus débat se situe au niveau du jeu des acteurs.
Tout d’abord, parce qu’en étant habitué majoritairement aux réalisations états-uniennes ou françaises, le rythme et le style de jeu des acteurs n’est pas forcément très habituel, ce qui peut faire bizarre.
Ensuite, les acteurs incarnant plusieurs personnages, j’ai trouvé qu’ils n’étaient pas tous pareillement performants selon leurs rôles.
Cependant, rien qui ne fasse sortir de l’histoire si tant est qu’on opte pour le doublage original japonais qui permet de rester dans l’ambiance. Le seul autre doublage, en anglais est absolument atroce. La traduction française m’a paru correcte même si au travers de rares questions, je pense qu’il peut y avoir eu quelques approximations (et une phrase en espagnol vers la fin du jeu).

Dites les amis, on fait un Cluedo ?

Des mécanismes originaux

Le jeu comporte six enquêtes majeures sur lesquelles s’organise tout le principe de gameplay (même si quelques variations peuvent survenir) :
Рon commence par le sc̩nario avec des s̩quences en vid̩o
Рon enchąne sur les suppositions avec piste des r̩flexions
Рon termine sur la conclusion avec des d̩ductions en vid̩o

Les premières séquences vidéos peuvent durer des dizaines de minutes. The Centennial Case prend son temps pour mettre les choses en place et c’est une bonne chose.
Lors de ses séquences, le joueur est amené à faire quelques choix de réponses qui orientent certains échanges et entraînent des suppositions différentes.
On peut également réagir en appuyant sur un bouton à la découverte de certains éléments.

Le mode réflexion consiste en des hexagones posés sur une piste. Un hexagone rouge est un “Mystère” auquel peut être associé un ou plusieurs indices qui entraînent alors l’apparition d’une ou plusieurs suppositions par essence pas toujours vraies. D’ailleurs, une des forces du jeu est à cette étape de nous proposer des suppositions auxquelles jamais l’on aurait pensé, ce qui fait naître le doute alors qu’on pouvait être plein de certitudes.

Une fois un certain nombre de mystères traités, on peut entrer dans le mode conclusion, mais rien n’empêche de continuer à traiter des mystères qui resteraient disponibles.
Difficile de savoir à quel point nos rares choix et actions au cours des vidéos influent sur cette étape, même si j’ai pu voir des indices ne pas avoir d’utilité.

Trois époques, trois styles, une beauté

Mais perfectibles

En terme de plaisir de jeu, je suis assez mitigé, car les associations, indiquées par des formes géométriques, n’ont qu’une seule possibilité. J’aurais trouvé intéressant qu’on puisse se tromper. D’ailleurs, on peut activer un mystère pour mettre en surbrillance les indices à lui associer pour que leur recherche soit moins pénible que des comparaisons de forme, mais cette fonctionnalité est limitée par une jauge qui se remplit à chaque association faite.
Finalement, le gros intérêt de cette séquence est de résumer tout ce qu’on sait et tout ce qu’on peut supposer pour que cela s’ordonne bien dans notre esprit.

Enfin, en mode conclusion, on est amené à décider qui accuser du méfait en justifiant ce choix. Comme dans un Phoenix Wright, c’est la partie la plus palpitante, surtout quand le mystère se résout dans notre tête et qu’on se sent tel un Sherlock Holmes des grands jours.
Par contre, les choses sont plus problématiques si l’on se trompe. Les erreurs ne sont pas gênantes du point de vue vidéo, au contraire : les scènes virent souvent au burlesque selon le niveau de bêtise de la réponse qu’on a pu donner et parfois on se sent bien bidon.
Néanmoins, les erreurs renvoient à la piste des réflexions qui s’avère être une étape inutile quand on a tout complété à moins de vouloir vraiment tout relire. L’option de pouvoir choisir une autre réponse juste après l’erreur aurait été intéressante d’autant que pour certaines erreurs spécifiques, c’est ce qui se passe et ce choix bizarre de game design casse un peu le rythme surtout si on enchaîne les mauvais choix.

Une fois arrivé à la résolution de l’enquête en cours, le joueur est noté selon ses erreurs, mais cela n’influe pas sur le déroulement du scénario.

Une idée pas forcément mauvaise, mais mal exploitée

FMV d’un autre niveau ?

The Centennial Case: A Shijima Story est ambitieux. Quand la plupart des FMV consistent en environ 3 heures de vidéo avec une réalisation économe, le budget de The Centennial Case amène des dizaines d’heures de vidéo et une réalisation bien au dessus de ce que le genre propose habituellement. Évidemment, ceci se ressent au niveau du prix plus élevé du jeu, mais rien de choquant pour moi.

Ceci permet également d’avoir une histoire riche et complexe, mais du coup peu rejouable, car évidemment pour que toutes les pièces du puzzle s’assemblent, le puzzle ne peut avoir qu’une forme.

Du côté de la rejouabilité, je ne crois pas que la motivation à voir les effets des différents choix soit suffisante étant donné que la trame de l’histoire est très figée. Contrairement à un Super Seducer où on a envie de voir tous les échecs possibles, dans The Centennial Case on est plutôt motivé pour faire le moins d’erreurs possibles et faire les meilleures déductions à tout moment.

Pour le grand public, je crains qu’au delà du style FMV qui n’est pas pour tout le monde, l’ancrage très nippon du titre lui pose problème et c’est dommage, car il est bien plus intéressant de vivre l’histoire de The Centennial Case que de regarder certaines séries Netflix & co.

Par contre, je pense que tout fan de jeu en FMV se doit d’y jouer, car dans son style c’est un bon jeu, qui prend certains risques et tente d’amener de nouvelles propositions au genre et j’espère que ses ventes suffiront à motiver d’autres projets de ce niveau.

Duo de poseurs

Testé par Aragnis sur PlayStation 4 avec une version fournie par l’éditeur.

Captures d’écran officielles, le jeu bloquant les captures en jeu.



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