Nouvelle mission secrète pour la mini-navette spatiale de l’armée américaine
La fusée Falcon 9 de SpaceX a lancé jeudi depuis Cap Canaveral, en Floride (États-Unis), le drone spatial X-37B de l’armée américaine, dont les missions nimbées de mystère sont pour l’essentiel classées “secret-défense”.
“C’est le huitième vol” de cette mini-navette spatiale “réutilisable” de “9 mètres de long et 4,5 mètres d’envergure”, développée par Boeing et lancée pour la première fois dans l’espace en 2010, précise Newsweek. Si elle doit être lancée par une fusée, cette navette sans pilote peut en revanche rentrer sur Terre et atterrir par ses propres moyens.
L’US Space Force – la branche spatiale de l’armée américaine – est peu bavarde sur les expériences menées par son drone et s’est bornée à déclarer que cette mission devrait “permettre de tester les communications laser et la navigation sécurisée sans GPS”, relève ABCNews.
On ignore en outre la durée de la mission. La chaîne américaine note que “la dernière X-37B a fait le tour du monde pendant un peu plus d’un an avant de revenir sur Terre en mars” et que “les missions précédentes ont duré des mois, voire des années”.
Volonté de dominer l’espace
“Ce vol souligne les efforts croissants des États-Unis pour développer des capacités spatiales résilientes, susceptibles de supporter des applications militaires et de sécurité nationale au-delà des systèmes satellitaires conventionnels”, analyse Newsweek.
“Il intervient alors que les armées du monde entier accroissent leurs investissements dans les technologies de communication et de navigation spatiales”, souligne le magazine.
Pour le Wall Street Journal, “les fréquents voyages du X-37B” reflètent surtout “la volonté de l’armée américaine de dominer l’espace”. Et si “l’utilisation future du X-37B par l’US Space Force reste floue”, une chose est sûre : le gouvernement américain a de grandes ambitions pour le programme.
Le Congrès a en effet alloué “1 milliard de dollars” à la mini-navette “dans le cadre de la ‘grand et belle loi [Big Beautiful Bill]’ du président Donald Trump, promulguée en juillet”, précise le quotidien économique.