L’ouverture d’une enquête en France sur l’affaire des Rafale déclenche une tempête en Inde

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Les partis opposés au gouvernement Modi réclament de toute urgence la constitution d’une commission parlementaire pour faire toute la lumière sur le contrat de huit milliards d’euros entaché de soupçons de corruption, passé en 2016, entre l’Inde et l’avionneur français Dassault.

Nouvelle secousse dans l’affaire des Rafale. L’ouverture d’une nouvelle enquête pour corruption et favoritisme, en France, a soulevé “une tempête politique” en Inde. “Les partis politiques d’opposition, qui avaient déjà soulevé de nombreuses questions sur les irrégularités présumées” du contrat de huit milliards d’euros passé en 2016 entre l’armée de l’air indienne et l’avionneur français Dassault, ont “recommencé à attaquer le gouvernement” de Narendra Modi, indique The Wire.

L’un des premiers à réagir a été Prashant Bhushan, “l’éminent avocat qui avait saisi la Cour suprême de l’Inde” pour demander à l’époque une enquête sur l’achat des 36 Rafale. En 2019, la Cour Suprême “avait rejeté toutes les requêtes déposées en ce sens”, estimant que ce dossier ne relevait pas de sa compétence.

Elle avait préféré accepter aveuglément ce que le gouvernement lui avait dit dans une note confidentielle qui s’est avérée par la suite contenir de nombreuses fausses informations, notamment sur un rapport inexistant du Comptroller and Auditor General [la Cour des Comptes de l’Inde] prétendument supposé avoir déclaré le contrat des Rafale conforme à la loi”, rappelle M. Bhushan.

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Guillaume Delacroix



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