l’ex-maire de Rome devenu porte-parole des détenus



“La prison de Rebibbia a été construite dans les années 1970, quand toutes les structures étaient en béton armé. Parfaites pour transmettre le froid l’hiver et la chaleur l’été. Mais si en hiver tu peux mettre deux couvertures qu’est-ce que tu peux faire en été ? Cette chaleur que nous porterons sur nous dans les prochains mois s’ajoute à la honte du surpeuplement. Pourtant, la politique dort (avec la climatisation), tandis que 14 000 personnes en trop sont détenues dans nos prisons. La politique dort en attendant avec indifférence que la Cour européenne des droits de l’homme sanctionne l’Italie pour le traitement inhumain et la torture des personnes détenues. En 2025, il y a eu un suicide tous les cinq jours, mais ils ne font pas de bruits. Car ceux qui meurent en prison meurent deux fois, dans leur cellule et dans l’indifférence collective.”

Ce texte, engagé, intime, passionnel, semble tout droit sorti de la plume d’un militant progressiste, ou d’un détenu politique de gauche. Pourtant, l’auteur de ces mots vient d’un univers complètement opposé. L’homme en question s’appelle Gianni Alemanno, il a été maire de Rome de 2008 à 2013, et militant néofasciste dans sa jeunesse. Depuis le 31 décembre 2024, il est incarcéré dans la prison romaine de Rebibbia, car, condamné pour financ



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