les informations de la nuit



Abou Dhabi retire ses dernières troupes du Yémen. Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi le retrait de leurs soldats dans un climat de vive tension avec l’Arabie saoudite, à la tête de la coalition militaire qui a mené une frappe aérienne sur le port d’al Moukalla, ‍dans le sud du pays. Affaibli par une longue guerre civile, ​le Yémen fait face depuis plusieurs semaines à une offensive séparatiste menée par le Conseil de transition du Sud (STC) dont les forces, soutenues par les Emirats, contrôlent de vastes zones du sud du pays. Mardi, le Conseil de direction présidentiel du Yémen a demandé à toutes les forces d’Abou Dhabi ⁠de quitter le pays dans les 24 heures. Un appel relayé par Ryad, qui soutient l’exécutif yéménite. Le chef du Conseil, Rachad Al-Alimi, a également annulé un accord de défense avec les Emirats, selon les médias officiels, et a accusé Abou ​Dhabi, dans un discours télévisé, d’alimenter les conflits internes au Yémen. C’est “une escalade sans précédent des tensions entre” ces “deux poids lourds du golfe Persique officiellement alliés dans la lutte contre les Houthistes soutenus par l’Iran au Yémen, mais dont les objectifs dans ce pays ravagé par la guerre […] divergent de plus en plus”, note le Washington Post.

Le président colombien affirme que Washington a bombardé une fabrique de cocaïne au Venezuela. Dans un long message sur X, Gustavo Petro a suggéré mardi qu’il s’agissait d’une installation de l’Armée de libération nationale (ELN), guérilla colombienne qui contrôle en partie la région productrice de cocaïne du Catatumbo, frontalière du Venezuela et proche du port de Maracaibo, où a eu lieu, d’après lui, la frappe. “Le président n’a pas nommé l’entreprise, mais il existe à Maracaibo une usine nommée Primazol, qui importe des matières premières et qui, depuis le 24 décembre, a publié plusieurs communiqués niant avoir été bombardée cette nuit-là”, note El País. L’entreprise a affirmé qu’un incendie s’est déclaré après un problème électrique. Donald Trump avait auparavant confirmé une première frappe terrestre américaine sur la côte vénézuélienne, mais sans en préciser le lieu exact.

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Guinée : le chef de la junte, Mamadi Doumbouya, déclaré vainqueur de la présidentielle. Le putschiste a remporté sans surprise l’élection avec un score écrasant de 86,72 % au premier tour, lors d’un scrutin sans suspense en l’absence des ténors de l’opposition, selon des résultats provisoires annoncés mardi par la Direction Générale des Élections (DGE). Quatre ans après un coup d’État qui l’a porté au pouvoir et malgré sa promesse initiale de le rendre à des civils, Doumbouya assoit son règne sans partage sur le pays dans un contexte de rétrécissement des libertés. Quatre des huit candidats en lice face au chef de la junte ont reconnu mardi leur défaite et félicité leur adversaire pour sa victoire dès le premier tour. “Ces résultats […] restent toutefois soumis à la confirmation et à la validation finale de la Cour suprême, seule institution habilitée à proclamer les résultats définitifs du scrutin”, rappelle le site guinéen Le Djély.

Argentine : l’agence du handicap dissoute sur fond de soupçons de corruption visant la sœur de Milei. Le gouvernement argentin a annoncé mardi la dissolution de cet organisme jusqu’ici indépendant qui distribuait des aides et des prestations à plus de 3 millions d’usagers. L’agence nationale du handicap (Andis) sera absorbée par le ministère de la Santé, a indiqué mardi le chef du cabinet des ministres, Manuel Adorni. Celui-ci a “justifié cette décision en évoquant des irrégularités présumées dans l’attribution des allocations”, souligne le quotidien argentin Pagina 12. “Il cependant omis de mentionner que l’Agence était au cœur du scandale de corruption qui a secoué le gouvernement après la diffusion d’enregistrements audio attribués à l’ex-directeur de l’agence, Diego Spagnuolo, ancien avocat et ami du président Javier Milei”. Il y affirme que Karina Milei, la sœur du chef d’État argentin, aurait perçu 3 % du montant payé par l’Andis à la pharmacie Suizo Argentina pour l’achat de médicaments, et que le président aurait été au courant.

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Des artistes renoncent à se produire au Kennedy Center pour protester contre la mainmise de Trump sur l’institution. Plusieurs musiciens et danseurs ont “brutalement annulé” leurs spectacles programmés dans ce haut lieu culturel de Washington, après la décision très impopulaire du nouveau conseil d’administration – composé de proches de Trump – d’accoler le nom du président à celui du centre, rapporte Mother Jones. “Le jazz est né de la lutte et d’une obstination sans relâche pour la liberté : liberté de pensée, d’expression”, a souligné dans un communiqué The Cookers, un groupe de jazz qui a décidé de ne pas donner de concert le 31 décembre. Richard Grenell, le président de l’institution, a accusé les artistes de “boycott” et menacé l’un d’eux, Chuck Redd, de poursuites judiciaires, demandant une compensation d’un million de dollars.



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