“C’est Nicolas qui paie”, la figure contestataire anti-impôts qui inquiète l’Élysée

Un homme blanc d’environ 35 ans vêtu d’un costume-cravate bleu se prend la tête entre les mains, visiblement désespéré. Quel souci accable donc ce jeune actif en “col blanc”, symbole de la classe moyenne française ? Et bien, c’est “lui qui paie”. Tout. Du voyage en croisière de “Chantal et Bernard”, couple de retraités, aux prestations sociales de “Karim”, 25 ans.
Tel est le triste sort de “Nicolas”, personnage fictif du compte @NicolasQuiPaie, né à partir d’un mème Internet publié en 2020 pour dénoncer un système fiscal qui accablerait toujours la même frange de population : la classe moyenne. Ce compte sur le réseau X, particulièrement suivi en 2025 – près 503 000 tweets sur le sujet ont été recensés cette année, avec une activité en forte hausse depuis juin, selon les données de l’agence de veille Visibrain –, exprime “le ras-le-bol d’une génération de Français qui s’estime sacrifiée par un État dépensier et désorganisé”, décrit Le Temps.
“Les craintes de ‘Nicolas’ sont profondes, poursuit le quotidien suisse : la peur de vivre moins bien que les générations précédentes, l’ascenseur social bloqué, l’accès à la propriété devenu quasiment impossible. Et surtout, le sentiment de payer trop d’impôts.” Des allocations familiales à l’audiovisuel public, en passant par les Jeux olym