À Caracas, l’envie de vivre plus forte que la peur
Malgré la répression mise en place par le régime de Nicolás Maduro et les craintes d’une intervention militaire des États-Unis, les habitants de Caracas, capitale du Venezuela, habitués aux crises et aux pénuries, ne se laissent pas abattre, raconte ce photojournaliste du “New York Times”.
Le mois dernier, le plus gros navire de guerre américain a été déployé dans la mer des Caraïbes, alors que l’administration Trump envisage une action militaire pour évincer le dirigeant autocrate du Venezuela, Nicolás Maduro.
Ces dernières années, les habitants de la capitale, Caracas, ont connu la faim, les manifestations et la répression. Le moindre événement paralysait la ville. Les restaurants fermaient leur rideau de fer. Les gens faisaient des stocks. Tout le monde restait chez soi.
Aujourd’hui, ils n’ont plus d’argent pour faire des réserves de nourriture, ils sont épuisés par les crises et redoutent la répression. Et les Caraqueños, comme on appelle les habitants de Caracas, se contrefichent de la démonstration de force américaine. La ville habituée depuis longtemps au chaos et à la criminalité réagit à peine à la menace qui gronde au large de ses côtes.
Salsa et base-ball
En tant que photojournaliste, j’ai couvert les conflits politiques, les manifestations et l’effondrement socio-économique du pays depuis 2012. Je ne vis plus à Caracas depuis huit ans mais je m’y rends régulièrement. Lors de mon dernier séjour, la ville où j’ai grandi m’a paru différente. Je l’ai trouvée… en pleine forme.
J’y ai vu des habitants qui voulaient mener une vie normale à tout prix : danser
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Source de l’article
Avec 1 700 journalistes, une trentaine de bureaux à l’étranger, plus de 130 prix Pulitzer et plus de 11 millions d’abonnés au total à la fin de l’année 2024, The New York Times est le quotidien de référence aux États-Unis, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).
Dans son édition dominicale, on trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris la direction de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.
Quant à l’édition web, qui revendique à elle seule plus de 10 millions d’abonnés à la fin de 2024, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981.
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