À Abou Dhabi, les négociations entre Kiev et Moscou dans l’“impasse”



C’est un “schéma” désormais “familier” qui “s’est répété au terme de deux jours de négociations à Abou Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis”, résume le New York Times. Kiev, Moscou et Washington ont affirmé jeudi 5 février “que les discussions avaient été productives et que de nouveaux pourparlers étaient prévus. Mais à part l’annonce d’un échange de prisonniers de guerre, les principaux points de blocage d’un éventuel accord de paix semblent encore très loin d’être résolus” souligne le quotidien américain, qui y voit le signe d’une “impasse”.

“Je n’avais pas de grandes attentes pour ce cycle de négociations, surtout après la situation très controversée autour du prétendu cessez-le-feu énergétique”, a déclaré au Times Volodymyr Fesenko, un éminent analyste politique ukrainien. Dans la nuit du 2 au 3 février, une offensive russe de grande ampleur a visé les infrastructures énergétiques ukrainiennes alors que Kiev et Moscou avaient, la semaine précédente, déclaré une trêve concernant les frappes sur ce type de cible.

314 prisonniers russes et ukrainiens échangés

Dans un communiqué diffusé jeudi, le ministère russe de la Défense a précisé que 157 militaires avaient été échangés contre le même nombre de prisonniers de guerre ukrainiens, “rare résultat concret de l’issue des discussions” aux Émirats, note le Guardian.

Pour le quotidien britannique, les réunions organisées à Abou Dhabi “constituent l’interaction la plus substantielle entre les délégations de haut niveau russe et ukrainienne depuis plusieurs mois, ce qui laisse entrevoir un redémarrage prudent” bien qu’“incertain des efforts diplomatiques” entre les deux pays, “près de quatre ans après le début de la guerre”.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a, pour sa part, déclaré que les diverses parties s’étaient entendues pour qu’une nouvelle réunion se tienne dans un avenir très proche, “probablement aux États-Unis”.

Pour le Kyiv Post, “l’avancée des négociations de paix reste floue”. “Au cœur des discussions se trouve la demande de la Russie que l’Ukraine cède ses régions orientales de Donetsk et de Louhansk, des territoires que la Russie n’a jusqu’à présent pas réussi à prendre sur le terrain”, rappelle le journal ukrainien. Jeudi, plusieurs sources ont affirmé que Moscou avait aussi pour projet “de réclamer la reconnaissance internationale de sa prétendue souveraineté sur le Donbass”, souligne le Post.

“Obtenir de Moscou qu’il cède sur les principaux obstacles des pourparlers de paix reste un défi bien plus difficile” qu’un échange de prisonniers, souligne le New York Times. La Russie pense qu’elle est en train de gagner la guerre sur le terrain et qu’elle n’a pas besoin de faire de concessions, malgré ses lourdes pertes humaines et des gains territoriaux minimes.”

Interruption des antennes Starlink

Selon le Kyiv Independent, l’armée russe a été affectée jeudi par l’interruption des antennes Starlink utilisées par Moscou sur le front en Ukraine, après l’annonce par Elon Musk de “mesures” pour mettre fin à l’usage de cette technologie par le Kremlin. Starlink permet de se connecter n’importe où à internet via le réseau de satellites de la société Space X. Récemment, Kiev a affirmé que des drones russes utilisaient cette technologie pour contourner les systèmes de brouillage électronique et frapper les cibles avec une grande précision.

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“Cela aura un certain impact sur la disponibilité d’internet sur le terrain”, a reconnu jeudi sur Telegram le blogueur militaire pro-Kremlin Boris Rozhin, rapporte CNN. Il n’y a actuellement aucune alternative du tout”, a-t-il souligné en affirmant que les forces russes travaillaient à contourner le blocage et à fournir de l’internet à haut débit sur le front par d’autres moyens.



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