La Corée du Nord en pleine paranoïa sanitaire et politique



Exécutions de responsables, marchandises bloquées à quai : le service de renseignement sud-coréen rapporte les “réactions irrationnelles” de Pyongyang. Le pays ne compte officiellement aucun cas de Covid-19, mais dans un contexte de faiblesse économique et d’incertitude née de l’élection de Joe Biden, une “extrême prudence” est de mise.

“Kim Jong-un aurait fait exécuter fin octobre un important agent de change sous prétexte d’une baisse spectaculaire de la devise nationale, ainsi que, en août dernier, un fonctionnaire de haut niveau pour avoir violé l’interdiction d’importer des marchandises étrangères, en vigueur à cause du Covid-19. La peur de la contamination de l’eau de mer aurait même amené la Corée du Nord à suspendre les transports maritimes et la production de sel”, rapporte le journal Hankyoreh, en citant un rapport fait ce 27 novembre devant le Parlement de Séoul par le service de renseignements de la Corée du Sud, le National Intelligence Service.

“Quelque 110 000 tonnes de riz offertes par la Chine attendent au port de Dalian à cause de la paranoïa de la Corée du Nord”, a déclaré aux parlementaires le député de l’opposition Ha Tae-keung. Par ailleurs, le service de renseignements a indiqué avoir empêché une tentative nord-coréenne de piratage visant une société pharmaceutique sud-coréenne pour obtenir des informations concernant le vaccin. Officiellement, Pyongyang ne dénombre pourtant aucun cas de contamination à ce jour.

Ha Tae-keung évoque trois causes pour les difficultés économiques auxquelles Pyongyang fait face actuellement : la menace du Covid-19, les inondations de l’été dernier et les sanctions de l’ONU. Sur le plan international, les Nord-Coréens “craignent que les liens personnels tissés entre Kim Jong-un et Donald Trump ne soient plus d’aucune utilité et que les pendules ne soient remises à zéro”, résume le quotidien, rappelant que la Corée du Nord n’a toujours pas annoncé la victoire de Joe Biden. “Une extrême prudence, telle est la consigne venant du plus haut niveau nord-coréen”, rapporte Kim Byung-kee, député du parti au pouvoir.

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Le quotidien d’“un seul peuple” a été créé grâce aux fonds collectés auprès de près de 62 000 personnes, à la fin de la dictature de Chun Doo-hwan, en 1988. Se réclamant du peuple, de la démocratie et de la réunification des deux Corées, il a été le

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