La France touchée par une série d’attaques



Trois agressions au mode opératoire similaire, dont deux en France et une devant le consulat général de France en Arabie Saoudite, ont eu lieu ce jeudi 29 octobre. La plus importante a causé la mort de trois personnes à Nice. Même si ce n’est pas la première fois que la France est confrontée au terrorisme, observe la BBC, “cette nouvelle éruption de violence islamiste est d’une certaine manière plus effrayante”.

Une série d’attaques au couteau a touché la France ce jeudi 29 octobre, trois agressions au modus operandi similaire ayant été recensées à Nice, Lyon et devant le consulat général de France en Arabie Saoudite, à Djeddah.

À Nice, explique CNBC.com, “un homme armé d’un couteau a tué trois personnes” à l’intérieur et aux abords de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption “vers 9 h 10. Le suspect a été blessé par la police et transporté à l’hôpital.”

Comme le précise la chaîne britannique, “une femme et un homme ont été tués dans l’église”, alors que “la troisième victime, selon la police, a été suivie dans un café à proximité, où elle avait trouvé refuge, puis tuée”. La première femme aurait été égorgée et l’assaillant a été entendu scandant à de nombreuses reprises “Allahu akbar”.

Cité par le Guardian, le maire de Nice, Christian Estrosi, a réagi :

Trop, c’est trop. Il est temps maintenant que la France s’exonère des lois de la paix pour anéantir définitivement l’islamofascisme de notre territoire.”

Réactions choquées

L’événement a provoqué de nombreuses réactions dans le monde. De nombreux chefs d’État et de gouvernement se sont exprimés en Europe, comme Giuseppe Conte, Angela Merkel et Boris Johnson, mais aussi le Premier ministre canadien, Justin Trudeau.

Aux Pays-Bas, le quotidien populaire De Telegraaf réagit :

Nice est à un jour de route d’ici, ce nouveau bain de sang peut paraître bien loin de nous. Mais les Pays-Bas sont bien plus proches du front qu’on ne pourrait le croire.”

À Lyon, relate le Daily Star, sur la base d’une information du Progrès, “un homme brandissant un couteau de 30 centimètres a été arrêté à une station de tramway”, près de la gare Lyon-Perrache. “Il serait de nationalité afghane”, ajoute le quotidien.

Enfin, en Arabie Saoudite, “un citoyen saoudien a blessé un garde de sécurité lors d’une attaque au couteau contre le consulat de France à Djeddah”, rapporte en milieu de journée Al-Jazeera, citant “les médias d’État” saoudiens et l’ambassade de France en Arabie Saoudite.

Comme le signale le Guardian, une quatrième attaque a eu lieu ce jeudi, mais ses motivations seraient d’une autre nature : “Un homme armé et menaçant des passants a été tué par balle dans une rue d’Avignon. L’événement s’est déroulé à 11 h 15, deux heures après l’attaque de Nice.” Cet homme, qui appartiendrait au groupuscule d’extrême droite Génération identitaire, aurait menacé un commerçant d’origine maghrébine peu avant les faits.

Une série d’événements, pas de lien établi à ce stade

Aucun lien n’a été établi à l’heure actuelle entre ces agressions, qui surviennent dans un contexte extrêmement tendu, que rappelle la chaîne panarabe : “Les motivations exactes des attaques en France et en Arabie Saoudite restent indéfinies, mais ces incidents interviennent en pleine montée de colère au Moyen-Orient contre la volonté du président français, Emmanuel Macron, de ‘réformer’ l’islam et son souhait de ne pas ‘arrêter la publication des caricatures’ représentant le prophète Mahomet.”

Le correspondant de la BBC observe que, même si ce n’est pas la première fois que la France est confrontée au terrorisme islamiste, et si le nombre de victimes est plus faible qu’en 2015-2016, “cette nouvelle éruption de violence islamiste est d’une certaine manière plus effrayante”.

Il y voit deux raisons : la première, c’est “la portée symbolique de la décapitation de Samuel Paty”, mais aussi celle de l’attaque qui visait ce 29 octobre “des fidèles chrétiens”. 

La deuxième, c’est le contexte, c’est-à-dire “la logique d’action-réaction qui s’est mise en branle instantanément après le discours du président Macron en mémoire de Samuel Paty, dans lequel il défendait vigoureusement les principes de laïcité. Il a suffi d’un discours, et peu de temps après sont arrivées les menaces, puis les morts.” Le tout survient alors qu’un nouveau confinement vient d’être annoncé “pas étonnant que les Français se sentent effrayés et désorientés.”





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