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Rune Factory 5 – Test de Rune Factory 5 – Pas mon Rune favori


Annoncé il y a de ça quelques années, j’attends ce jeu depuis que j’ai joué et beaucoup apprécié le portage de Rune Factory 4 sur Switch. Mélange de simulation de ferme, de J-RPG et de dating, Rune Factory joue sur plusieurs tableau pour un mélange généralement réussi. Et pour ce Rune Factory 5, le mélange prend à nouveau plutôt bien, mais se mange un tacle au niveau de la carotide sur la partie technique.

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Ma vie de fermier

Le jeu démarre plutôt bien – si on ne déteste pas la J-pop – avec un générique en animé qui met tout de suite dans l’ambiance : on est plus proche d’un jeu feel good comme les Ateliers que d’un sauvetage du monde sur fond d’introspection à la Final Fantasy.
Suite au choix de protagoniste (garçon ou fille), notre personnage se réveille dans une forêt et enchaîne sur un rapide tutoriel de combat afin de sauver une enfant d’un monstre.
Cet apprentissage progressif par l’exemple est une constante du jeu et c’est plutôt bienvenu vu le mélange des genres.
Attention néanmoins à ne pas essayer d’aller plus vite que la musique, car pas mal d’éléments sont fournis gratuitement lors des premières heures et il serait dommage de gâcher de l’argent en achat d’outils qu’on obtient plus tard, d’autant que le prix d’achat est énorme par rapport à la revente.

Le cœur du jeu est la gestion de ses lopins de terre pour y faire pousser de grands variétés de légumes et herbes. Aucun changement pour les habitués de la série : on bêche pour rendre la terre meuble, on plante les graines et on arrose pour s’assurer une récolte intéressante. Le jeu se divise en quatre saisons et les semis ont des rendements variables selon le temps. Très tôt dans le jeu, on a accès à un terrain sur dos de dragon qui peut avoir certains de ses paramètres augmentés temporairement via des cristaux, mais dans les faits j’ai trouvé assez pénible de passer de l’un à l’autre à cause des chargements et la tendance aux terrains de trop rapidement s’encombrer de pierres et bouts de bois à nettoyer.

Une fois que ça a poussé, on récolte à la main ou à la faux si on souhaite récupérer des graines. Le résultat peut être consommé tel quel, mais prend tout son intérêt et sa saveur via la cuisine.
Si l’on peut tenter d’exécuter des recettes au hasard, le mieux est d’acheter des pains de cuisine qui, une fois consommés, permettent d’apprendre de nouvelles recettes. La réalisation de plat fait monter notre compétence de cuisine, ce qui donne accès à de nouvelles recettes via les pains.

Surexploitation de la terre et un animal tondu... certains n'apprécieront pas

Mais y’a pas que les patates dans la vie

Notre personnage doit occuper le reste de sa journée et c’est à travers son appartenance à l’organisation Seed qu’il n’est jamais au chômage.
Un tableau de tâches à réaliser est disponible et propose les quêtes les plus standards au monde : récolter X trucs, tuer X trucs ou encore apporter truc X à personnage Y. Rien de bien trépidant, mais ça participe à la progression de notre personnage, car dans Rune Factory, tout est un élément d’amélioration.

Vous marchez ? Votre statistique de marche augmente.
Vous utilisez une épée courte ? Votre statistique d’épée courte augmente.
Vous vous faites taper dessus ? Votre défense augmente.
Je pourrais continuer comme ça pour des dizaines de compétences qu’on découvre au fur et à mesure par la pratique.

Les compétences de craft augmentent également en créant/améliorant des objets et sur le modèle de la cuisine on a la forge ou encore l’alchimie qui nécessitent des composants trouvables dans la nature ou sur des monstres. Sans avoir une profondeur gigantesque, cette progression dans la réalisation d’objet est un des moteurs pour la motivation à avancer.
L’exploration peut se faire en quittant la ville, mais le jeu met des garde fous pour éviter de se casser les dents sur des ennemis trop forts, car il faut progresser sur la trame principale pour débloquer les zones et donjons au fur et à mesure.

On peut d’ailleurs partir en exploration accompagné, soit par des habitants de la ville avec lesquels on a tissé des liens via des services et/ou des cadeaux (liens pouvant mener à des romances) soit par des monstres qu’on capture et dresse, dans l’esprit Pokémon, qui peuvent également servir de monture.

Moi c'est pas la première fois, loin de là

Tant à faire et si peu de temps

Si on se lève à 6h du matin, le coucher est à notre discrétion voire même facultatif. Néanmoins, il ne faut pas tenter l’insomnie trop longtemps, car notre personnage a besoin de dormir (Sommeil étant d’ailleurs une compétence existante) ne serait-ce que pour recharger ses points d’action qui sont nécessaires pour exécuter toute action qui n’est pas basique.

Bêcher, planter une graine, arroser, casser une pierre, faire une attaque spéciale et lancer un sort (entre autres) consomment des points d’action. Si on est à court, ce sont les points de vie qui sont utilisés, mais dans une telle quantité qu’on se retrouve très vite aux portes d’un voyage à la clinique très coûteux en argent. Pendant les premières heures de jeu, ces points d’action sont une ressource un peu frustrante, car on arrive rapidement à tous les consommer, il faut alors avoir de quoi manger pour les régénérer, mais il m’est arrivé plusieurs fois d’aller me coucher à 15h.

Les divers PNJ de la ville vaquent également à leurs occupations et ceux qui tiennent des magasins respectent scrupuleusement leur emploi du temps, ce qui peut se révéler agaçant quand on doit attendre l’ouverture même si ça rajoute au côté vivant de la petite bourgade. J’ai trouvé qu’on était un peu rapidement submergé de PNJ bien dessinés, mais assez classiques et fades, ce qui fait qu’on s’attache plus aux monstres qu’on capture qu’à cette galerie assez lisse de personnages fonction.

Très vite, la routine du jeu s’installe et on commence la journée par jardiner avant d’enchaîner sur d’autres tâches ou l’avancement du scénario principal pour lequel on a compris après 10 minutes de jeu qu’on est un élu qui sauvera le coin.

Un mini jeu d'événement d'attrapage de haricots

Mais y’a un gros loupé

Quand on démarre le jeu, on voit très vite que les personnages dessinés façon manga, avec un doublage anglais ou japonais de qualité (mais limité sur sa quantité), dénotent un peu trop sur des décors beaucoup moins travaillés : il y a de l’aliasing, des textures moches quand elles existent et une tendance un peu sale à faire apparaître les ennemis/objets.
Mais très honnêtement si ça en restait là, Rune Factory 5 ne serait pas le seul jeu Switch pas joli, mais très sympathique de la console.

Le problème est qu’à ces défauts graphiques s’ajoutent des performances techniques honteuses vu ce qui est montré à l’écran. Le nombre d’image par seconde chute régulièrement et après le moindre chargement, on part pour quelques secondes de jeu qui rame pendant qu’il continue de charger des éléments. Le manque de fluidité rend pénible les actions qui nécessitent un peu de précision et il n’est pas rare que j’arrose ou bêche un autre carré que celui visé. Même pour moi qui joue principalement sur Switch et qui ait l’habitude de jeux mal fichus, c’est trop ici et ça m’a gâché le plaisir de jeu.
Les animations des personnages peuvent paraître “pas terminées”, comme si le jeu était encore en beta. Ça pourrait passer si les combats étaient passionnants, mais vu qu’ils sont au contraire très basiques avec une IA qui semble inexistante à par foncer/taper, il s’avère pénible plus qu’autre chose de taper bêtement sur les boutons pour tuer les ennemis. Même les boss qui sont vaguement scriptés sont relativement ennuyeux et s’ils peuvent être jolis à l’œil, le manque d’animations fait mal.

À cela, on peut ajouter la latence dans les actions qui fait miner/couper une ou deux fois dans le vide, le ciblage des éléments aux sols qui est pénible d’autant qu’il arrive qu’on lance ce qu’on a en main au lieu d’en ramasser plus ou encore la caméra qui est pénible au point que les concepteur du jeu ont carrément donné l’option de désactiver une partie de son automatisation quand on jardine.

Il faudrait qu’un correctif corrige ces problèmes et c’est très probablement faisable, car un petit jeu indépendant comme Giraffe and Annika faisait bien mieux avec beaucoup moins de moyens.
Je ne doute pas que certains joueurs s’amusent quand même, mais c’est qu’il sauront être indulgents. Pour ma part, alors que j’avais des dizaines d’heures de jeu post-final sur Rune Factory 4, je n’ai rapidement plus eu envie de lancer ce 5ème opus. Pour moi, la moindre des choses quand on base un jeu sur la répétitivité des actions, c’est que ces actions soient agréables à effectuer et en l’état actuel du jeu ce n’est pas le cas.

Mon petit monstre peut tanker le boss à l'infini vu qu'il est soigné par le feu

Testé par Aragnis sur Switch avec une version fournie par le distributeur.



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