Quand la sueur ne suffira plus à refroidir notre corps

En raison du changement climatique, l’été japonais n’est plus ce qu’il était. Entre la fin de juillet et août, les 40 °C ont été dépassés un peu partout dans le pays. La température la plus élevée, 41,8 °C, a été enregistrée à Isesaki, dans la préfecture de Gunma [au nord-ouest de Tokyo], le 5 août. Les journées à plus de 36 ou 37 °C – la température corporelle d’une personne en bonne santé – ne sont plus exceptionnelles. En période de canicule, une brève promenade à l’extérieur suffit à vous faire suer abondamment.
Au cours de l’évolution, certains mammifères [non humains], les chevaux et les hippopotames, par exemple, ont acquis la capacité de transpirer afin de réguler leur température corporelle [la transpiration peut avoir d’autres fonctions]. On considère qu’Homo Sapiens a commencé à transpirer sur tout son corps après s’être séparé d’un ancêtre qu’il partage avec d’autres primates, comme les chimpanzés. Plusieurs études scientifiques indiquent que la sudation serait ainsi devenue l’une des armes de sa prospérité.
Une fonction essentielle pour notre corps
Grâce à la transpiration, les hommes préhistoriques pouvaient courir longtemps dans les prairies et les savanes sans augmenter leur température corporelle. Et cela leur aurait donné un avantage à la chasse par rapport aux
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Par sa diffusion, le “Journal économique du Japon” est sans conteste le plus important quotidien économique du monde. La qualité de ses articles vaut largement celle du Wall Street Journal ou du Financial Times.
Le Nihon Keizai Shimbun est à l’origine du groupe Nikkei – connu pour son indice des valeurs boursières –, dont il est la principale publication. Dès sa parution, en 1876, le quotidien s’est spécialisé dans le domaine des affaires. Un siècle plus tard, il s’impose comme le journal des cadres d’entreprise japonais. Fort de ses 1 300 journalistes et de ses 90 bureaux (dont 32 outre-mer), il excelle dans l’analyse de la vie non seulement économique, mais aussi politique. Ses éditoriaux n’hésitent pas à pourfendre le gouvernement conservateur et les dirigeants d’entreprise quand il juge que le libéralisme est menacé.
Le groupe Nikkei est un vieux routier des services en ligne. Bien avant l’avènement de l’ère Internet, il proposait de nombreux services à tous les détenteurs d’un modem. Aujourd’hui, seuls les éditoriaux et quelques articles factuels sont repris de l’édition papier. Le quotidien préfère offrir un contenu gratuit bâti autour de dossiers thématiques et d’études réalisées par les différentes branches du groupe. Une version en anglais du contenu est disponible, mais l’accès est payant.
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