NCsoft – Les salariés de NCsoft annoncent la création d’un syndicat


La Corée du Sud n’a qu’une faible tradition syndicale mais les salariés de NCsoft annoncent la création de leur propre syndicat. Le patron de NCsoft entend poser les bases « d’un modèle des relations patronales et syndicales » en Corée du Sud.

Historiquement, la Corée du Sud fait peu de place au droits sociaux – les conditions salariales en Corée du Sud, et notamment dans l’industrie du jeu vidéo, se sont améliorées sous le mandat du président démocrate Moon Jae-in (entre 2017 et 2022), mais se durcissent de nouveau à l’initiative du conservateur Yoon Seok-youl (élu en mai de l’année dernière). Dans ce contexte, la liberté syndicale est peu présente en Corée, mal vu dans certains secteurs d’activités et ouvertement entravée par certains groupes locaux, notamment dans l’industrie des nouvelles technologies et du jeu vidéo (à commencer par le géant Samsung qui longtemps tenté de bloquer la création d’organisations syndicales en son sein avant de devoir céder en 2019).

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Pour autant, les salariés de NCsoft annoncent maintenant la création d’un syndicat au sein du groupe. Baptisé Space Conquest, l’organisation syndicale a donc vocation à défendre les intérêts des plus de 4000 salariés du groupe. Et le syndicat pourrait se révéler efficace dans la mesure où il est adossé à la KCTU, la Confédération coréenne des syndicats (la seconde centrale syndicale sud-coréenne, réputée plutôt contestataire).
La surprise vient manifestement surtout de la réaction du patron de NCsoft, Kim Taek-jin, qui dit vouloir faire de sa société « un modèle de relations patronales et syndicales » en Corée du Sud.

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Une première réunion a manifestement été organisée entre la direction de NCsoft et les représentants du personnel et selon les échos rapportés par la presse sud-coréenne, Kim Taek-jin aurait déclaré se « considérer lui-même comme un travailleur » et à ce titre, être « apte à appréhender la condition des travailleurs ». Et de préciser que son rôle de PDG n’est pas motivé par l’argent (« si je n’avais pensé qu’à l’argent, je serais déjà à la retraite »), mais par le développement collectif de NCsoft. Selon le patron, le syndicat doit permettre d’identifier et surtout de solutionner les éventuels problèmes auxquels les salariés sont confrontés, « avant qu’ils ne deviennent graves s’ils n’étaient pas traités ».
Evidemment, il faudra mettre les paroles en perspective avec les actes, mais on retiendra que patronat et syndicat semblent manifestement prêts à discuter chez NCsoft. Une première une proposition de négociation collective basée sur une consultation des salariés doit occuper les premières réunions du nouveau syndicat.



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