Le Grand Musée égyptien, un projet “identitaire” et “à but lucratif”



À la fin du mois d’octobre, l’ancien ministre de la Culture Farouk Hosni a expliqué [dans une interview accordée à la chaîne panarabe Al-Arabiya] que la naissance du nouveau grand musée archéologique était due au “hasard”. Lors d’un dîner à Paris [en 1992], quelqu’un lui a demandé ce que l’Égypte allait faire de ce “dépôt”, en parlant de l’ancien musée égyptologique. Se sentant “piqué au vif”, Farouk Hosni a répondu, sans vraiment réfléchir, qu’il y aurait bientôt un nouveau musée, plus grand, et que ces pièces y seraient transférées.

En réalité, il ne disposait ni de l’accord du gouvernement ni du financement nécessaire pour un tel projet. De retour au Caire, il s’est donc mis à plaider cette cause auprès du président de l’époque, Hosni Moubarak. Jusqu’à l’obtention d’un décret présidentiel favorable et d’une promesse de terrain près des pyramides de Gizeh.

Une trentaine d’années plus tard, la bonhomie désinvolte de l’ancien régime de Hosni Moubarak n’est plus de mise. Elle a été remplacée par la politique du président Abdel Fattah Al-Sissi et de ses proches. Mais ce qui subsiste est un mélange de politique identitaire, d’administration étatique verticale et de recherche de devises. Et quelques autres constantes politiques, notamment l’exclusion de certaines facettes de l’ident



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