au sommet de l’Otan, Trump menace l’Espagne



Au terme du sommet de l’Otan de La Haye, aux Pays-Bas, Donald Trump était visiblement satisfait et a eu de beaux mots pour tout le monde. À une exception près. Pedro Sánchez. Car si tous les autres pays de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord ont accepté, comme le demandait le président américain depuis des années, d’élever à 5 % de leur PIB les dépenses pour leur défense, le Premier ministre espagnol s’y est, lui, refusé.

En effet, le dirigeant socialiste aurait accepté d’engager seulement 2,1 % du PIB du pays. “Un investissement suffisant, réaliste et compatible avec notre modèle social et notre État providence”, a-t-il affirmé dans une déclaration rapportée par le média de Barcelone La Vanguardia. La rétorsion (verbale) de Donald Trump n’a pas tardé à arriver.

“C’est le seul pays qui a refusé, je trouve ça terrible”, a réagi le président américain, dans une déclaration rapportée par le quotidien madrilène El País : “Vous savez, on va négocier un accord commercial avec l’Espagne, et on va faire en sorte qu’ils payent le double.” Le journal de centre gauche évoque ainsi des “menaces” de la part de Trump et décrit un sommet lors duquel “la distance entre lui et Sánchez a été très évidente : ils ne se sont même pas salués, comme l’a reconnu l’Espagnol, même s’il s’est justifié en parlant d’un hasard”.

Au-delà du “cas Sánchez”, néanmoins, le sommet de l’Otan s’est conclu sur une impression positive, puisque les autres pays participants ont signé une déclaration en cinq points, pleine de bonnes résolutions pour les temps futurs. Au sujet des fameux 5 % du PIB, les leaders des pays de l’Alliance ont signé l’accord suivant, détaille The Guardian, relayant une partie du texte de la déclaration finale.

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“Les alliés conviennent que cet engagement comportera deux grands volets. D’une part, ils vont, pour 2035, porter à au moins 3,5 % la part du PIB consacrée chaque année au financement des besoins ayant trait à la défense proprement dite ; d’autre part, ils réaliseront des investissements dans le but notamment de protéger leurs infrastructures critiques, leurs réseaux, d’assurer la préparation du secteur civil et de renforcer leur base industrielle de défense à hauteur de 1,5 % du PIB.”

L’engagement indéfectible pour l’article 5

Toujours dans cette déclaration finale, relaie encore le média britannique, les alliés ont réitéré leur “engagement indéfectible en faveur de la défense collective, consacré par l’article 5 du traité de Washington, qui dispose qu’une attaque contre l’un des alliés est considérée comme une attaque dirigée contre tous”.

Des résultats qui ont visiblement réjoui Donald Trump, qui, conclut The Guardian, “a dit qu’il quittait ce sommet avec une vue ‘un peu différente’ sur l’Alliance”, surtout après avoir vu “l’amour et la passion que [ces leaders] ont montrés pour leur pays”.



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