Giraffe and Annika – Test de Giraffe and Annika – Chat ché chympa


Premier né du studio Mimina, Giraffe and Annika m’a donné envie de le tester à travers ses visuels me rappelant Atelier Riza et il y a un peu de ça effectivement. Mais loin d’être une pâle copie, il a une vraie âme malgré des défauts de jeunesse.

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Amnésie mon amie

Le jeu démarre par une histoire contée en mode bande dessinée qui est la façon principale de faire avancer le scénario au cours du jeu. C’est plutôt une bonne idée, car les dessins sont forts sympathiques, rappelant un peu ce qui sort des studios de Miyazaki, et ça fonctionne mieux que dans certains jeux où tout est fait avec le moteur du jeu.

Suite à cette introduction, Annika se réveille sans souvenirs sur une île nommée Spica et cette fillette aux oreilles et queue de chat doit alors chercher ce qui s’est passé. Alors oui, on est effectivement dans un poncif du jeu d’aventure avec cette héroïne amnésique (l’autre poncif étant l’être élu, l’un n’excluant pas des fois l’autre), mais au fur et à mesure que le scénario se dévoile, on découvre une histoire pas inintéressante même si elle avance surtout dans le dernier tiers du jeu.

Avant ça, on part à l’exploration de l’île sur laquelle on est, exploration qui est temporairement bloquée par un manque de capacité ou d’objet comme ça se passe dans les Zelda.

Une famille de lapins évidemment nombreuse

Un Zelda indé limité, mais qui fonctionne

On dirige Annika donc en vue à la troisième personne dans des environnements tout mignons. Alors oui, le titre n’offre pas les prouesses de monde ouvert de Breath of the wild, mais quand on sait qu’une seule personne s’est occupée des graphismes et de la programmation, je trouve le résultat tout à son honneur.
Pratiquement tout ce qu’on voit dans le décor est accessible d’une façon ou d’une autre, avec ou sans chargement.
Même si cela se fait au prix d’un peu d’aliasing ou de clipping, ça reste une jolie façon de rendre ce petit monde cohérent et de donner envie de l’explorer.

Très vite, Giraffe fait son apparition et nous sert de guide mystérieux lors de cette aventure, mais “Giraffe and Annika“, c’est un peu comme “Olive et Tom” : il n’y en a vraiment qu’un qui est réellement central.
Du coup, on explore, on trouve des objets et on développe des capacités permettant d’avancer. Par exemple, au début du jeu, Annika ne sait pas sauter, mais elle apprend cette “compétence” en finissant le premier donjon, lui permettant de franchir un passage et accéder à la suite de l’aventure.

Les donjons comportent les seules parties combat du jeu. Et encore, “combat”, c’est vite dit : Annika n’a pas d’arme et face aux fantômes qu’elle croise, sa seule solution est l’esquive. Rien de bien compliqué d’autant que des cristaux régénérant la vie se trouvent un peu partout et on arrive au boss de fin qui est quasi systématiquement une chipie du nom de Lily pour un combat à base de jeu de rythme.

On choisit tout d’abord une difficulté puis on doit intercepter des boules arrivant en musique à droite et à gauche tout en esquivant les attaques qui peuvent provoquer des altérations de statut gênantes. En difficulté normale, c’est tout à fait surmontable même si les dernières rencontres peuvent surprendre avec de nouveaux effets. Une fois le combat passé, on peut le rejouer à tout moment pour augmenter son score et débloquer de jolis artworks.

De la rigolade pour un pro de Osu! Tatakae! ?endan

Chats et musique

Lors de ces combats, la musique a un rythme plus énervé que lors des phases d’exploration, signifiant la tension du combat, mais dans tous les cas elle est d’une grande qualité et même quand on éteint la console on la garde en tête un moment.

Pour le reste du temps, la bande sonore globale du titre participe grandement à l’ambiance de tranquillité qui en ressort ; on peut prendre son temps pour faire les choses, profiter d’un visuel. D’ailleurs, les habitants de l’île ont leur propre vie via un cycle jour/nuit et il faut parfois les attendre pour leur parler. C’est loin d’être embêtant, car on peut passer du matin au soir en faisant dormir Annika dans un lit. De toute façon, le temps passe très vite (environ 15 secondes d’exploration pour une heure) donc on ne fait que peu le pied de grue et cela rend le tout très cohérent.

L’auteur du jeu doit être un grand fan des chats, car au delà du design d’Annika, on trouve tout un paquet de références au félin star de Facebook. Tout particulièrement les “meowsterpieces” qui sont des dessins ou des sculptures réalisées par des gens (amis du réalisateur ? backeurs ?) qui font toujours plaisir à trouver : non pas que ce soit systématiquement des œuvres d’art, mais il y a souvent de l’inventivité.

Entre ces meowsterpieces et des morceaux d’une carte mystérieuse, Giraffe and Annika essaie de gonfler son contenu malheureusement limité du point de vue de l’histoire principale : comptez environ 5 heures pour arriver au bout en explorant un peu, probablement deux à trois heures de plus pour tout trouver. Je n’ai rien contre les jeux courts, c’est même parfois une qualité comparativement aux jeux qui rajoutent des heures et des heures de farming pour occuper. Cependant, j’aurais facilement passé des heures supplémentaires à évoluer dans le cadre agréable du jeu.

Balade nautique au clair de phare, attention Annika nage comme un cailloux

Un vrai coup de cœur

S’il a trop de défauts pour être le jeu de l’année, Giraffe and Annika n’en a pas moins d’indéniables qualités et transpire la bonne volonté des gens qui ont travaillé dessus. Que ce soit concernant son monde ouvert petit, mais plein de zénitude ou sa bande sonore très qualitative, ça en fait pour le studio Mimina un premier jeu prometteur.

L’envie de bien faire est aussi là dans l’édition collector qui contient évidemment la bande originale du titre, mais aussi un artbook et des écussons tissés de qualité.

À travers sa difficulté faible et son univers bon enfant, on pourrait considérer le jeu comme étant idéal pour un public jeune, néanmoins dans les pays francophones, l’absence de la langue française des textes sera un obstacle.

Si j’ai autant apprécié le jeu, c’est aussi parce que je l’ai terminé et que la conclusion est très satisfaisante tant au niveau de l’histoire qu’à travers une question que je me suis posée quasiment tout le jeu et qui trouve sa réponse de jolie manière, mais je ne peux rien en dire sans divulgâcher.

Donc si vous pouvez passer au-delà des défauts de jeunesse d’un titre, Giraffe and Annika est un très bon moment de détente au milieu de tous les JRPG sanguinolents. Personnellement, je retourne essayer de trouver le dixième morceau de la carte, je suis trop curieux de savoir à quoi elle sert.

La peste de Lily qu'on apprécie quand même de retrouver

Testé par Aragnis sur Switch avec une version collector fournie par l’éditeur.



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